Info Taiwan

Friday, September 29, 2006

Info Taiwan : La Chine va-t-elle envahir Taiwan ?


Lors de la célébration du 20è anniversaire du DPPP (Parti démocrate-progressiste), Chen Shui-bian, selon Taiwan Info ce jour le vendredi 29/09, s'est exprimé sans ambages : « Taiwan est Taiwan, la Chine est la Chine, a-t-il martelé. Certains voudraient utiliser des mots différents pour décrire cette situation, mais je crois que la plupart des gens savent maintenant que Taiwan et la Chine sont deux pays totalement différents."

Mis en cause par la campagne anti-corruption menée par l'opposition nationaliste et "unioniste" (KMT), Chen Shui-bian a réitéré sa volonté de faire entrer aux Nations unies l'île qualifiée par Pékin de "rebelle" comme un état indépendant qui réponde au nom de Taïwan (voir la dépêche de l'AFP dans The Hong Kong Standard).

« Nous avons désespérément besoin d’une nouvelle Constitution », a continué le chef de l’Etat, relate Taïwan Info, avant de revenir sur le droit des Taïwanais à être représentés aux Nations unies, soulignant l’erreur de Tchang Kaï-chek qui refusa en 1971 de partager le siège de la Chine à l’Onu avec la République populaire de Chine –la Chine communiste." Fin de citation.

Bien entendu, Pékin ne partage pas cet avis, lien s'en faut, et déploie toute une campagne internationale dans les médias pour s'opposer à toute velléité dite "séparatiste" ou "sécessionniste" de la part de la belle île située sur l'autre rive du détroit de tous les dangers.

Le 13 juin 2004, Checkpoint-online reproduisait en Suisse un scénario catastrophe élaboré par le correspondant en Asie du Jane's Defence Weekly, une autorité en matière de conflits armés au travers de notre vaste monde. Une étude initialement publiée dans l'Asia Times le 10 avril 2004 sous la plume de Wendell Minnick.

Selon ce scénario qui date donc d'il ya deux ans, 2006 allait être l'année de tous les dangers pour Taiwan face à la menace d'une invasion éclair chinoise. Et c'est vrai on sait aujourd'hui que Pékin a dressé moult missiles en direction de la verdoyante Formose et que des sous-marins de l'APL croisent dans le fameux détroit de l'entre Deux Rives.

La RPC va-t-elle alors se livrer à un assaut amphibie à large échelle comme lors du débarquement des forces alliées en Normandie ? Ce n'est pas là la vision des choses du Jane's Defence Weekly le 13 juin 2004 qui voit Pékin opter pour une stratégie dé décapitation: "court-circuiter les systèmes de commandement et contrôle, anéantir les centres nerveux dans tout le pays et laisser l'adversaire désespérément perdu".

Pourquoi pas ? Car comme le dit le proverbe, renchérit le Jane's à la suite de l'Asia Times, "tout ce dont la Chine a besoin, c'est de prendre le centre du pouvoir, la capitale et ses dirigeants".

Les observateurs pourraient dès lors se poser la question de savoir si ce n'est pas là la mission dévolue à l'activiste Shih Ming-teh et à son "armée rouge", comme l'écrivent le Wen Weipo ou le Mingpao à Hong Kong, de protestataires anti-corruption acharnés à obtenir coûte que coûte la démission du président indépendantiste.

Pour le Jour de la Fête nationale, le Double Dix, en octobre, le chantre de la campagne anti-Chen qui déferle à partir d'aujourd'hui même sur toute l'île pendant huit jours ininterrompus, ne prévoit-il point d'assiéger ni plus ni moins le Palais présidentiel jusqu'à ce que démission s'en suive....

Et si pour couper l'herbe sous le pied des conspirateurs, l'assiégé prononçait brutalement l'indépendance de l'île de beauté extrême-orientale ?

D'après les propos entérinés par le Jane's en 2004, "si la Chine décide d'employer la force ...., la meilleure opportunité pourrait se situer en 2006". En effet, selon cette source, "cela laisserait à la Chine deux ans pour réparer les dégâts avant les Jeux olympiques d'été de 2008".

Alors, doit-on s'attendre, en cas de rebuffade du Camp Vert, à un assaut aéroporté sur Taipeh par le 15è Corps aéroporté chinois (basé à Changchun)et ses 3 divisions (43e, 44e et 45e) ? Ainsi qu’à une attaque complémentaire sur Linkou, Taoyuan et Ilian comme l'avançaient en 2004 les oiseaux de mauvaise augure ?

Pour l'heure les signes de bonne volonté, certes, se multiplient entre les Deux Rives mais cela semble en rien infléchir la détermination de Chen Shui-bian à affirmer son projet d'indépendance qu'il sait soutenu par au moins 60% de la population insulaire.

"Des forces spéciales prépositionnées, introduites à Taiwan des mois auparavant, assassineraient des dirigeants-clefs", poursuit l'article publié dans le Jane's en 2004, " et attaqueraient des installations de détection et de communication dans toute l'île quelques heures avant l'attaque principale".

Les amateurs de journalisme à sensation, nostalgiques du 9/11 et autres, y trouveront leur compte, surtout avec la "disparition" constatée tout récemment de 1.000 pêcheurs venus du Continent et munis de faux-papiers grâce à des complicités insulaires !

Maintenant, certains dignitaires politiques américains viennent de réitérer, face aux déclarations abruptes du chef du Camp Vert à Formose, que l'Oncle Sam ne soutenait pas l'idée d'un Taiwan indépendant de la Chine. Et on voit mal, le Japon, la Corée du Sud ou quiconque d'autre dans la région, aller à l'encontre de l'humeur en vogue dans les alentours de la Maison blanche.

Merci de votre attention.

殺懷疾 !

vendredi 29/09/2006 à 16 : 54 heure locale de Paris.

Dans le Taipei times en anglais, le programme de Chen Shui-bian : constitution, indépendance, intégration aux Nations unies avec en prime un référendum sur la récupération des avoirs du KMT !

La Central News Agency sur la campagne anti-Chen. Autres sources : The Hong Kong Standard, The Liberty Times, Radio Taiwan International, BCC, MacroView TV, TVBS sur The United Daily News, les actualités en direct de Taiwan (mais en chinois...) !

Reportage photo dans le Mingpao & sur InfoTaiwan .

Info, Presse & Médias :聯合新聞網, 世界新聞網, 星州日報, 新聞中心, 東森新聞報, 自立晚報, + InfoTaiwan.

Thursday, September 28, 2006

Info Taiwan: Lafayette les revoici, les revoilà, nos frégates !


Voilà, ça vient de tomber sur mon téléscripteur, la Central News Agency publie ce soir (à minuit heure de Taipei) deux dépêches successives sur le scandale des Frégates Lafayette où la crème politique hexagonale serait, dit-on, compromise jusqu'au cou.

Le ministère public formosan fait donc savoir en cejeudi 28/09 que l'enquête continue pour savoir si d'autres indélicatesses ont été commises dans le cadre de l'Opération Bravo et si d'autres complices ont participé àleur éventuelle commission.

L'affaire n'est donc pas enterrée. En France, l'affaire a soudain refait surface cettte année avec le scandale Clearstream. Et puis, omerta oblige, silence radio.

On comprend pourquoi nos "journalistes" boudent les informations colorées sur les avatars actuels de la jeune démocratie taiwanaise qui, en passant, donne une sacrée leçon tant à ses frères ennemis de Pékin que ses lointains amis de Paris.

Selon donc The Central News Agency à Taipei, l’enquête du procureur de Taipei sur le scandale des Frégates Lafayette vendues par la France à Taiwan en 1991 n’a pas encore permis de dresser une liste de suspects ayant pu recevoir des commissions illégales.

Quoi qu’il en soit, le 28 septembre 2006, le procureur formosan prononçait 8 mises en accusation au chef de corruption : Andrew Wang, l’agent local de Thomson CSF devenu depuis Thalès, ainsi que toute sa famille, Yeh Hsiu-chen son épouse donc et leur quatre enfants.

Ces six-là sont en Europe pour échapper aux poursuites.

Les deux autres accusés sont un ancien officier de la marine formosane, Kuo Li-heng, déjà mis sous les verrous depuis des années dans une autre affaire de corruption, et son frère Kuo Wen-tien.

Une peine de prison à vie a été requise contre Andrew Wang qui s’est enfui de Taiwan après le décès du capitaine de la marine formosane Yin Chin-feng, décès survenu dans des circonstances suspectes alors que l’officier avait alerté les autorités sur ses collègues qui recevaient censément des commissions illégales dans le cadre du contrat des Frégates Lafayette. Depuis septembre 2000, Andrew Wang est recherché pour meurtre.

Des peines de 11 à 20 ans d’emprisonnement ont été demandées par le procureur contre les autres protagonistes officiellement mis en accusation.

Dans ce scandale de corruption, pas moins de 60 comptes bancaires furent ouverts tant en Europe qu’en Asie pour blanchir les 520 millions de $ de commissions illégales. L’opération de blanchiment ayant impliqué une dizaine de pays, l’enquête n’exclut pas l’éventualité qu’une somme encore plus importante d’argent sale reste ignorée.

Selon les enquêteurs, plus de 633 millions de $ ont été au total gelés sur 33 comptes bancaires suisses ouverts sous les noms des deux principaux accusés Wang et Kuo.

En dépit de spéculations sur la possible compromission de hauts responsables du parti nationaliste (KMT) au gouvernement à l’époque, aucun d’entre eux, notamment l’ex-président Lee Teng-hui et l’ex-chef d’état major général Hau Pei-tsun ne font pas l’objet de poursuites.

Sofia Wu pour The Central News Agency rappelle que c’est en août 2000 que le groupe spécial d’enquête placé sous l’autorité du bureau du procureur général taïwanais a été formé peu après la décision du Democratic Progressive Party, juste parvenu au pouvoir, d’enquêter sur les deux affaires sensibles liées au contrat des Frégates Lafayette : la mort « mystérieuse » du capitaine Ying et les commissions illégales alléguées.

En juillet 2001, cette première partie de l’enquête aboutissait à la mise en examen de plusieurs amiraux et officiers de marine au chef de corruption. La procédure judiciaire est toujours en cours.

La seconde partie de l’enquête a été longtemps retardée en raison des difficultés rencontrées pour accéder aux comptes en banque des principaux suspects ouverts à l’étranger. Ce n’est qu’à la fin de 2005 que les enquêteurs formosans purent avoir accès à ces comptes en Suisse, après la signature d’un pacte d’entraide judiciaire entre les autorités taïwanaises et helvètes, Andrew Wang ayant par ailleurs reçu du premier ministre formosan de l’époque (Frank Hsieh) une lettre qui assurait à l’accusé qu’il ne serait pas condamné à la peine de mort.

Pour l’agence centrale de presse à Taipei, Sofia Wu précise que le contrat des Frégates Lafayette passé « entre Taiwan et la France bannissait clairement tout paiement de commissions ou de rétrocommissions ».

Ajoutant que l’enquête, selon les autorités compétentes, allait se poursuivre pour déterminer si Andrew Wang avait eu des complices et « savoir si d’autres contrats d’armements entre Taiwan et la France, dont le contrat portant sur les Mirage 2000-5, avaient impliqué des scandales financiers similaires ».

De son côté Taiwan News, le 29/09 à 01 : 44 du matin heure de Taipei (19 : 44 heure de Paris le 28/09) rappelait, dans une dépêche plus succincte, que « la mort du capitaine Yin avait poussé les autorités à rechercher de possible irrégularités et à enquêter sur des responsables qui auraient pu tirer profit du contrat Lafayette comme d’autres contrats d’armements ».

Ajoutant encore que « le ministère de la Défense nationale avait offert une récompense de 100 millions de $ taïwanais à quiconque permettrait d’élucider l’affaire Lafayette ». La rédaction de Taiwan News de préciser alors qu’à ce jour, « personne ne s’était avancé pour produire de preuves en dépit de l’assurance donné par le gouvernement de garantir la sécurité des informateurs et d’accorder l’amnistie à quiconque consentirait à témoigner matériellement des faits. »

Ah, bon ?

Voici un blog pour en savoir plus "Clearstream & Frégates : The French Corruption" en hommage au défunt juge Thierry Jean-Pierre devenu avocat et écrivain.

Merci de votre attention.

殺懷疾 !


P.S.: Ce blog ne prend fait et cause pour aucune des parties en présence ni dans la crise politique taiwanaise ni dans les questions relatives aux rapports parfois tendus entre les Deux Rives. Le seul parti à prendre est celui de la vérité ! Mais comme celle-ci est violée en permanence comme une jeune vierge au coin d'un bois...
Ne resterait-il donc alors que le parti d'en rire ?

Info Taiwan : Olympiades 2008, Pékin bonnes pâtes avec Taipei !


Mon oeil pourtant sagace était passé à côté.

Le jeudi 14 septembre sur Taipei Soir, "chaude" nouvelle : "La Chine a choisi la filiale chinoise de l'entreprise taiwanaise Uni-President Enterprises Corp. , l'une des plus importantes de l'industrie agroalimentaire taiwanaise pour être la marque de nouilles "officielle" des Jeux Olympiques de Pékin en 2008. President Enterprises (China) Investment Co.Ltd a été ainsi nommée par le Comité organisateur de Pékin selon le site Internet officiel: http://www.beijing2008.com.

«President Enterprises est une marque chinoise renommée pour les nouilles. Nous accueillons cette entreprise avec joie au sein des sponsorts pour les JO de Pékin...» a déclaré Wang Wai, le vice-président exécutif et secrétaire-général du comité. Voir la dépêche sur le Financial Times en ligne en date du 13/09. Le même jour dans le Shanghai Daily.

Face à des incidents techniques, le site de Taipei Soir est en réfection jusqu'au 2/10. Les rieurs sous cape prétendent que le personnel du groupe de presse a été réquisitionné pour aller faire les nouilles en se dépêchant de compléter le stock avant la déclaration d'indépendance et le débarquement imminent des envahisseurs continentaux !

1.000 pêcheurs continentaux se font la belle à Formose !

Cela se passe dans le comté de Yilan. C'est dans The China Post.Un port de pêche, Suao, là, la police vient de dénicher un trafic portant sur quelque 2.000 pêcheurs venus illégalement du Continent grâce à de faux papiers. 5 personnes viennent d'être arrêtées. La Justice enquête. En effet, 1.000 de ses pescadous ont disparu dans la nature et nul ne sait où. Peut-être fabriquent-ils des nouilles pour les Olympiades 2008 eux aussi ? Des mauvaises langues maugréent que, parmi ces fuyards, il pourrait y avoir des agents continentaux inflitrés sur l'île ... Allons ! Allons !

Rallye "Rouge" autour de l'île.

Shuh Ming-teh et ses Rouges de la campagne anti-Chen, anti-corruption, partent en vadrouille faire le tour de l'île à la fin de la semaine pour huit jours d'un activisme placé sous l'égide du pacifisme. Toujours dans The China Post.

Le Président Vert et la Constitution insulaire: Du nouveau ?

Selon The Central News Agency, samedi, le président Chen Shui-bian se prononcera sur la réforme de la Constitution, alors que, déjà, Pékin a hurlé qu'il n'était pas question de modifier quoi que ce soit au statut territorial de l'île qui, à ses yeux, est "partie intégrante de la mère patrie". A cet égard, Tom Casey, porte-parole de l'assemblée américaine, a fait savoir que les Etats-Unis ne voulaient pas de "l'indépendance de Taiwan" (tout en restant le principal fournisseur d'armements de la jeune démocratie asiatique, bien entendu, murmurent certains). Pour rassurer les éternels inquiets, un haut responsable taiwanais des relations avec le Continent vient d'affirmer à des visiteurs australiens qu'il n'était pas question pour l'île de changer le statu quo.

Alors quelle issue pour la crise ? Les deux principaux partis politiques insulaires le DPP au pouvoir (les Verts) et le KMT dans l'opposition (les Bleus vêtus de rouge), ont décidé de se rencontrer pour tenter de sortir de l'impasse, mais, le 28/09, les contacts préliminaires ne s'avéraient guère fructueux : consensus, niet ! D'ailleurs, le DPP prévoit, ce jour, un rassemblement de 300.000 militants dans son fief sudiste de Kaohsiung, deuxième ville du pays, sur le thème "Levez-vous pour Taiwan". A voir tout cela sur Taiwan News

Or, CCTV-F (en français) réagit "Les Etats-Unis ont averti Taïwan". C'est la première ligne de la première page sur Google Actualités à la rubrique Taiwan, ce 28/09.

La même CCTV-F, à la deuxième ligne, clame "Le projet de "réforme constitutionnelle" du dirigeant taïwanais, Chen Shui-bian, est une tentative indépendantiste qui ne peut être tolérée ! C'est ce qu'a déclaré mercredi à Beijing Li Weiyi, porte-parole du bureau des Affaires de Taïwan du Conseil des Affaires d'Etat."

Aîe ! Aïe !

Toujours sur Google Actualités (Google.fr) à la rubrique Taiwan, Radio Chine internationale, en troisième ligne des titres est présente avec 4 articles sur le thème de la "réunification" et de la coopération médicale, agricole (et autre) entre les Deux Rives.

En quatrième position, CCTV-F est de nouveau présent, avec un papier évocateur "poursuite des manifestations contre Chen Shui-bian" en date du 25/09.

Le communiqué de Categorynet.com sur Info Taiwan (25/09) arrive désormais en sixième position, après avoir entamé la semaine à la troisième place. Aucune raison d'en rougir ...si je puis m'exprimer ainsi !

En effet, qu'on se le dise, le lundi 25/09 sur Google.fr à la rubrique Taiwan, Info Taiwan arrivait en troisième position dans le listage des nouvelles grâce au communiqué de presse relayé par categorynet.com. Merci Categorynet.com !

Ce même lundi l'édition française du Quotidien du Peuple annonçait fièrement que la Chine conduisait le développement de l'Internet du futur et allait dominer ce secteur à l'avenir :

« La Chine mène le développement de la prochaine génération d'Internet
La Chine a avec succès établi le coeur du réseau de la prochaine génération de son Internet [le CNGI-CERNET2/6IX], menant le monde dans le développant du plus grand, du plus rapidement et du plus sûr réseau Internet qui dominera le futur. »

Parallèlement, CCTV.F, la télévision chinoise francophone, donne le chiffre hallucinant de 128 millions d'Internautes au pays de Confucius et de 800 millions d'utilisateurs de téléphonie. La Chine se place deuxième, derrière les Etats-Unis, pour l'utilisation de l'Internet. Et il n'y a aucun risque à parier que, dans les années qui viennent, elle occupera une toute première place qu'elle ne lâchera plus jamais à moins d'une catastrophe ou d'un sursaut de l'Inde.

Quand on sait qu'au plan de la technologique informatique, des semi-conducteurs et autres logiciels ou systèmes de pointe, l'essentiel vient de Taiwan même fabriqué en Chine - "Made in China by Taiwan", comme l'on dit -, on réalise que le léger différend qui provoque certains froissements de missiles et autres entre les Deux Rives, recouvre des enjeux capitaux ; car, à terme, le chinois va devenir la première langue sur le réseau mondial Web-Internet en termes de productions, d'échanges et de nombre d'utilisateurs. Et la Chine, leadeur de l'information et de la société du XXIè s. qui repose sur l'information.

Merci de votre attention.

殺懷疾 !


PS: Info Taiwan tient plus que jamais à respecter une stricte neutralité vis-à-vis les parties en présence d'un côté comme de l'autre du "Détroit". En souhaitant à chacun comme à tous, santé, bonheur, prospérité.

L'illustration en haut à droite est redevable au pinceau d'un certain ... Shih Ming-teh ! Comme quoi le bougre cache bien son jeu. Mais bon il s'agit d'une simple homonymie.

Monday, September 25, 2006

Info Taiwan : Corruption Sans Frontières


"Avaler la cigüe pour étancher sa soif".

D'après la Central News Agency à Taipei, le meneur de l'actuelle campagne anti-corruption a prévenu ce lundi 25 septembre 2006 le président Chen Shui-bian que, si, pour résister à la pression croissante en faveur de sa démission, il déclarait, par un acte désespéré, l'indépendance de Taiwan, cela reviendrait à "avaler la cigüe pour étancher sa soif"

Ce même lundi 25 septembre 2006, Taiwan Info fait savoir dans ses colonnes qu'il n'y avait aucun "lien entre les organisateurs" de la campagne anti-Chen et les "autorités chinoises". Du moins, selon l'Office de la Sécurité nationale dans l'île de 23 millions d'âmes située à deux ou trois encablures de la Grande Chine.

D'ailleurs, ajoute Taiwan Info, "Un haut responsable du bureau du Renseignement militaire" précise " qu’il n’y avait eu aucune indication d’un redéploiement des armées chinoises depuis le début des manifestations". De son côté, le vice-ministre de la Défense taïwanais estime "peu probable que Pékin prenne le risque de déclencher des réactions en chaîne de la part des Etats-Unis et du Japon en effectuant des mouvements de troupe en ce moment."

Aucune raison donc de s'inquiéter.

Pour l'heure Chen Shui-bian, si l'on en croit Taiwan News, se fait l'apôtre d'une modification de la Constitution. Faut-il que l'île soit gouvernée par un système présidentiel où le chef de l'Etat ait les pleins pouvoirs ou bien par un Cabinet ministériel élargi dont le Premier serait nommé par le chef de la majorité au Parlement, auquel cas l'élection du chef de l'Etat au suffrage universel ne s'imposerait plus ?

Controverse. Que dire de la manière dont le territoire national est défini dans la Constitution? Que faut-il inclure dans ce territoire dit national? Et c'est là que le bas blesse vis-à-vis certains. Car, Chen Shui-bian est le "président" d'une "République de Chine" dont le dit territoire peut, ponctue-t-il dans sa réflexion, se référer au territoire de la Dynastie Qing voire de la Dynastie Tang (VIIe s.) ou encore celui de la Mongolie voire la République populaire de Chine "ces deux dernières étant des pays indépendants et membres des Nations unies dépourvues de toute souveraineté débordant sur Taiwan".

Nulle imagination extraordinaire est nécessaire pour voir, de l'autre côté du détroit, se dresser des cheveux sur la tête, des yeux s'écarquiller et s'exorbiter, une intense fumée noire sourdre en même temps des naseaux et des oreilles dans un concert d'étranglements rocailleux.

Diplomatiquement parlant, le bouchon est loin poussé, sachant que Chen Shui-bian affirmait, hier, lors de ce séminaire de son parti, le DPP, qu'à son avis "Taiwan est notre pays et ne s'étend que sur 36.000 km2" ; conception, à ses yeux, "soutenue par une vaste majorité des 23 millions de citoyens de Taiwan". Définition territoriale qui n'inclut pas le République populaire de Chine ou la Mongolie si l'on prête foi au rédacteur de l'article rédigé en anglais. Et le président Chen de voir là un "enjeu majeur dans notre transition démocratique". Exit la République de Chine, welcome la République de Taiwan.

Du côté de Zhong Nan Hai, on mange son chapeau et on les entend furieusement mâcher d'ici.

C'était donc dans le Taiwan News en anglais d'aujourd'hui.

Maintenant sur le front de la lutte contre la corruption qui frappe l'indépendantiste Chen Shui-bian de plein fouet sans pour autant le déstabiliser apparemment, l'agence de presse continentale Xin Hua (Chine Nouvelle) annonce aujourd'hui toujours que, sur le Continent, "Chen Liangyu, secrétaire du Comité du Parti communiste chinois (PCC) pour la municipalité de Shanghai a été limogé à la suite du scandale de corruption qui a éclaboussé le fonds de pension. Chen a aussi été suspendu de ses fonctions de membre du Bureau politique du Comité central (CC) du Parti communiste chinois (PCC) et de membre du CC du PCC."

Alors que la semaine dernière, de l'autre côté du détroit, le maire de Keelung City, second port de l'île, écopait de 7 ans d'emprisonnement pour des faits relevant d'une qualification pénale similaire. Juste après une autre figure politique insulaire était impliquée dans un autre scandale et elle aussi démise de son parti.

Et, dit-on, les hommes d'affaires insulaires investissent massivement dans la région de Shanghai voire y délocalisent leurs entreprises non sans faire des mécontents dans la province dite « rebelle ».

En France, Pierre Bédier, ancien secrétaire d'Etat, et maire lui aussi, est, apprenons-nous le même jour, jugé avec ses acolytes dans une affaire qui n'a rien à envier aux affaires de ses collègues du "Continent" et de "l'île" même à 10.000 km de distance. Mais chacun se doute que la corruption n'a pas d'odeur tout comme l'argent qui la provoque et qu'à l'époque de la mondialisation elle est par vocation sans frontières.

Sur ce, on ne sait toujours pas si les Taïwanais ont finalement récupéré les 520 millions de $ des rétrocommissions des Frégates Lafayette que le 5 septembre 2006, par commission rogatoire internationale, leurs autorités tentaient d'extirper d'un compte où, en Suisse, la rondelette somme avait été gelée depuis quelques années suite au scandale des scandales dont, se dit-il, serait éclaboussée l'élite politique et affairiste française.

Mais, bon, faut-il vraiment croire ces bien mauvaises langues sur parole, n’est-ce pas ?

Merci de votre attention.

殺懷疾 !


PS: Comme vous le savez votre bon vieux Prof. SHA s'abstient de toute prise de position politique ou opinion en faveur des uns ou des autres en souhaitant santé, prospérité et bonheur à chacun comme à tous.

La Central News Agency propose une liste d'articles en anglais sur le brûlant sujet de la campagne anti-Chen. Il suffit de cliquer sur le lien pour y avoir accès. Autres sources : The Liberty Times, Radio Taiwan International, BCC, MacroView TV, TVBS sur The United Daily News 联合新闻网 avec accès aux actualités en direct (mais en chinois...).

Sunday, September 24, 2006

Info Taiwan: Is corruption "made in Taiwan" or "made in France" ?


La vague contre la corruption à Taiwan et le scandale des Frégates Lafayette.


Samedi 23/09/2006, Philippe Brunet-Lecomte sur son blogue de « Lyon Mag » revient l’affaire «Clearstream» où la fine fleur de la politique et des affaires s’est trouvé mouillée dans un vaste réseau de corruption qui, bien entendu, on s’en doute, n’était qu’une sordide invention d’esprits mal tournés. Si mal tournés qu'un ponte de la banque vient d'être à son tour épinglé comme le relate le même Lyon Mag dans un précédent numéro.

Après avoir épluché les 200 pages de « Règlements de comptes à l’Elysée », redevables à deux investigateurs de l’Express, Philippe Brunet Lecomte met les pieds dans le plat : « … en arrière-plan un énorme scandale jamais élucidé : la vente des fameuses frégates françaises à Taiwan pour 16 milliards. Dont 3 milliards de commission ou plus exactement de “rétro-commissions”, parce que cet argent est revenu en France, sans doute dans la caisse des partis politiques. »

Doux Jésus, nous y revoilà ! Le rapport entre la France et Taiwan, c’est l’affaire des Frégates Lafayette, avec à la clef l’Opération Bravo et Christine Deviers-Joncours en Matahari à la solde d’Alfred Sirven à l’époque chez ELF (voir plus bas Info Taiwan : Chen mis à bas par Shih?).

Qu'en dire ? Sinon que « …surtout une question reste en suspens : qui a empoché les 3 milliards de Taiwan ? » comme le conclut avec force à-propos le collègue blogueur.

Or, notre ami de plume oublie (ou ne sait pas) que Taiwan vient justement de réclamer les « milliards » en question sous forme de 520 millions de $ gelés sur un compte en Suisse. Le 5 septembre la commission rogatoire internationale était dûment remise entre les mains des magistrats helvètes. Le 8 « Matinternet », au Canada, annonçait la nouvelle en français, nouvelle confirmée le lendemain par « Romandie News ». Le 9, en chinois, commençait le « siège » du Palais présidentiel à Taiwan pour exiger la démission du président accusé de … corruption !

Seigneur ! Il ne ferait point bon de gloser sur tout cela dans notre bonne presse, alors que, coïncidence, on apprend le 23 septembre qu’une grosse banque russe vient de prendre une participation dans le groupe EADS. D’ailleurs, à Compiègne, Vladimir Poutine, qui passait par là, a tenu à rassurer Jacques Chirac, les banquiers russes n’ont pas l’intention d’influer en quoi que ce soit sur la marche du consortium européen leadeur sur le marché mondial de l’aviation commerciale avec le géant américain Boeing.

Et dire, qu’à l’origine de l’affaire « Clearstream », prétendue lessive luxembourgeoise aux mains de nos partenaires allemands, gisait une information sensible selon laquelle un vaste réseau de corruption aurait été actif dans le « blanchiment » de certaines « rétro-commissions » de la « Taiwan Connection » pour reprendre le titre de l’ouvrage du défunt juge Thierry Jean-Pierre au sujet de ce scandale des scandales.

Ce qui est captivant, c’est qu’à l’origine donc, toute l’affaire dite « Clearstream » partant du Consortium EADS à Toulouse, fut évoquée l’implication d’une filière de la mafia russe …. Allons ! Allons !

Et au moment où Taiwan exige de récupérer les 520 millions de $ de rétro-commissions en Suisse, on apprend qu’une banque russe a fait main basse sur une partie du consortium aéronautique et aérospatial européen dont un vice-président, Jean-Louis Gergorin, était le méchant « corbeau » d'une bien sordide manipulation.

Il n’y a pas si longtemps de cela, certaines langues de vipère allèrent jusqu’à accuser l'honnête chambre de compensation bancaire « Clearstream » d’accueillir en le sein de ses coffres un colossal trésor de guerre laissé là par quelques potentats de cercles politico-affairistes … russes.

C'est une manie ou quoi, j'en ai le tourni.

Chacun sait que la mafia russe est une pure invention de l’esprit tout comme la mafia ukrainienne dont des anciennes huiles du KGB reconvertis dans le négoce des armements depuis le Khazaksthan (et autres) vers les théâtres d’intervention conflictuels un peu partout autour de la planète, ont donné bien du fil à retordre aux enquêteurs de l’Interpol, Victor Bout et Léonid Minine pour ne pas les nommer.

Comme quoi le monde est petit, surtout lors du mini-sommet de Compiègne, ce samedi 23/09/2006, où l’Allemande Angela Merkel pouvait espérer un nouveau baisemain du Français Jacques Chirac sous l’œil attendri du Russe Vladimir Poutine, mais œil néanmoins rivé sur une prise de participation avec éventuelle minorité de blocage dans le consortium franco-allemand EADS.

Elle est pas belle la vie !

殺懷疾 !

2006/09/24 à 20:00 heure locale.

Voici les traces de l'info du 08/09/2006 sur le rappel de Taiwan auprès des autorités helvètes des 520 millions $ de l'affaire des Frégates Lafayette, le scandale des scandales de la corruption organisée étatique et conduite sous la houlette des plus hautes autorités françaises tant dans l'administration que le monde des affaires.

En anglais le 08/09 Swissinfo, Defense Industry Daily, The China Post, The Bangkok Post, The Taipei Times, le 10/09

En prime "France Fin de régime" aussi en anglais chez Bloomberg.

Mais en français à part "Matinternet" au Canada et Romandie News en Suisse, j'ai bien du mal à trouver. Même en anglais d'ailleurs cela n'a pas été facile ! Si ça se trouve JFK a publié un papier sur le sujet dans "Marianne" mais il n'est pas accessible en ligne, allez savoir ! A moins que dans l'Express ou le Nouvel Obs une brève cachée sous une pile de dépêches ....

Info Taiwan : Verts & Rouges, la paire d'impairs passe et manque.... ?

Selon The China Post, un député du DPP accusait hier un des députés à la tête de la campagne anti-Chen de s’être rendu en Chine le 20/09 via Macao pour y quérir des instructions auprès d’huiles haut placées du gouvernement chinois quant à la marche à suivre pour l’avenir. L’acolyte de l’activiste Shih Ming-teh prétexta de sa participation à une conférence pour la promotion de la culture asiatique dont il était partie prenante sur le Continent. Président du New Aspect Art Center, ce député de l’opposition se rend souvent, dit-on, de l’autre côté du détroit pour ses activités culturelles.

Qui irait voir là de quoi fouetter un chat, n’est-ce pas ?

Toujours selon The China Post, le maire de Taipei et leadeur de l'opposition à la tête du parti nationaliste (KMT) soutient l'idée d'un référendum anti-corruption dans le cadre de la campagne actuelle. On s'affaire donc à l'Assemblée nationale (Yuan législatif) dans les rangs des députés KMT, une motion est sous le boisseau ...

De son côté Taiwan News rappelle, grâce à une dépêche de l'AFP citant l'United Daily News, que les juges doivent à nouveau entendre le président Chen Shui-bian sur les allégations de corruption qui l'éclaboussent. La date et le lieu ne sont pas encore fixés.

The Sun Daily News, quant à lui, consacre un dossier spécial à toute l'affaire et ses rebondissements. Mais là c'est en chinois et sincèrement je ne peux pas tout lire à la fois !

Bon tout cela pour dire, en résumé, que la politique c'est comme la roulette. Faîtes vos jeux, Mesdames, Messieurs, et qui misera-t-il sur le bon numéro ? Mais comme la roulette peut être russe à l'occasion, mieux vaut ne pas commettre d'....impair !!!

Merci de votre attention.

殺懷疾 !

2006/09/24. Heure locale : 16:30.

La Central News Agency propose une liste d'articles en anglais sur le brûlant sujet de la campagne anti-Chen. Il suffit de cliquer sur le lien pour y avoir accès. Autres sources : The Liberty Times, Radio Taiwan International, BCC, MacroView TV, TVBS sur The United Daily News 联合新闻网 avec accès aux actualités en direct (mai sen chinois...).

Saturday, September 23, 2006

Info Taiwan: L'île face à l'étripage ethnique














Le “Communautarisme” menace-t-il Formose ?

Ce samedi 23/09 lors d’une séance de poignées de mains dans le comté de Taipei, Chen Shuibian, soucieux de conserver le moral de ses troupes, alias le Camp des Verts, a été néanmoins copieusement conspué par le camp opposé, les Rouges de la campagne anti-corruption qui le suivaient à la trace.

Sur le boulevard Ketalagan face au Palais présidentiel, la marée des Rouges scandent sans cesser des refrains exigeant la démission immédiate de l’homme politique voué aux gémonies par une majeure partie de l’opinion publique. Du moins, c’est ce que portent à croire les images diffusées par la chaîne câblée TVBS-N dont le succès populaire n’est, dit-on, plus à vanter.

Ce même samedi 23/09, une autre chaîne du groupe TVBS montrait en gros plan l’activiste Shih Ming-teh en chemise rouge et la larme à l’œil. Un opposant « Vert », donc pro-Chen, pro-indépendantiste, pro-taïwanais, venait de le traiter de « porc chinois » pour la seconde fois de la journée.

Sur un autre canal, on s’émeut de l’agression dont a été victime une militante anti-Chen aspergée d’acide chlorydrique au moment où elle montait abord de sa voiture … rouge après avoir participé à la manifestation assises puis pris tranquillement son diner en ville à Taichung !

« Harmonie ethnique et lutte contre la corruption », une manifestation en faveur de l’entente cordiale entre les communautés ethniques est prévue pour le 30/09 par peur d’un dérapage incontrôlé de la campagne anti-Chen vers un affrontement entre « Chinois », les « Rouges », anti-Chen, soutenus par la coalition des « Bleus » du KMT, unionistes favorables à la démission de l’actuel président, d’un côté, et, de l’autre, « Taïwanais », les « Verts », pro-Chen, favorables au maintien du président dans ses fonctions, soutenus par le DPP, fervents indépendantistes désireux de voir l’île intégrer le concert des nations sous la nouvelle appellation de République de Taiwan.

Merci de votre attention.

殺懷疾 !

le 23/09/2006 à 20:22 heure locale de Paris.

Post-scriptum : Sur la photo, la cloche de la paix sur laquelle les partisans de la campagne anti-Chen sont invités à frapper à Tai Chung dans le centre de l'île.

Info, Presse & Médias Taiwan: TVBS-N en ligne sur yam.com, MacTV, Taipei Times, Taiwan News, China Post, Central News Agency

Reportage photo dans le Mingpao & sur InfoTaiwan .

Info, Presse & Médias :聯合新聞網, 世界新聞網, 星州日報, 新聞中心, 東森新聞報, 自立晚報, + InfoTaiwan .

Info Taiwan : Le maire Keelung condamné à 7 ans.


Corruption ! Le maire de Keelung City condamné à 7 ans d'emprisonnement pour des faits de corruption. Exclu du KMT, le principal parti d'opposition formosan, l'élu a fait appel de sa condamnation et estime qu'il sera finalement blanchi.

Sur la photo, un "Vert" du DPP, Pro-Chen, exige la démission de l'édile de Keelung (Hsuh Tsai-lee) au cours d'une manifestation devant l'hôtel de ville.

Taipei Soir, en français, s'attarde le 22/09 sur les déclarations, mercredi à l'AG de l'ONU, des Président du San Salvador et du Paraguay, ainsi que du vice-président de la République de Kiribati en faveur de "la reconnaissance du droit du peuple de Taiwan à siéger au Nations Unies".

A la mi-août, le même Taipei Soir (16/08/2006) titrait que "près de 79% des personnes interrogées tout autour de l'île" étaient d'avis qu'il était une bonne chose que l'île tente d'entrer aux Nations Unies sous le nom de "Taiwan". Le sondage publié attribué à Focus Survey Research, avait été effectué les 10 et 11 août précédents sur un échantillon de 1 072 adultes (avec une marge d'erreur de ±2,99%) l'organe de presse précisait-il.

Selon le Taipei Times (en anglais) le 23/09, en raison des violences survenues durant les deux premiers jours, le Conseil municipal de Tainan a supprimé l'autorisation accordée aux partisans anti-Chen pour la manifestation prévue ces deux prochains jours.

The China Post (en anglais), nous apprend aujourd'hui que le maire de la ville de Keelung vient d'être exclu du KMT suite à une condamnation pour corruption. Les militants du DPP de se réunir devant le siège de l'administration locale pour exiger la démission de l'élu censément corrompu.

Par ailleurs, toujours selon The China Post, si les manifestations anti-Chen ont été interdites à Tainan, des milliers de protestataires prévoient de faire entendre leur voix ce soir à Taichung.

The Central News Agency (en anglais) insiste de son côté sur la volonté exprimée par le Premier ministre Su Tseng-chang d'engager le dialogue avec les fortes têtes de l'opposition désireuses d'obtenir la démission de l'actuel président formosan par leur campagne "un million de voix contre la corruption". Geste d'apaisement suite à l'appel au clame du président Chen la veille que relatait Taipei Soir (en français) dans ses colonnes.

Quant à la presse en langue chinoise, si l'on en croit les résultats obtenus sur Google Taiwan, la condamnation du maire de Keelung à 7 ans de prison pour corruption fait l'unanimité. A Hong Kong, le Wenweipo titre sur la manifestation de 200 étudiants le 21/09 à Taipei qui, face au palais présidentiel sur le boulevard Ketalagan, se mirent à genoux pour prier Chen Shuibian de quitter ses fonctions. Le Mingpao fait de même en rappelant que cette prière a durée 921 minutes en commémoration du tremblement de terre d'un certain 21/09 qui endeuilla l'île par le passé il ya 7 ans de cela.

Il y a pléthore de commentaires dans la presse hongkongaise qu'il serait peut-être intéressant que nos éminents sinologues épluchassent ! Rien de bien excitant dans la presse francophone apparemment. "Time" et "Newsweek" ne s'excitent pas non plus. Comme on dit chez la perfide Albion "Wait & See" !

Merci de votre attention.

殺懷疾 !

23/09/2006 à 9:44 heure locale.

Info, Presse & Médias Taiwan: Première chaîne câblée formosane TVBS-N en ligne sur yam.com, MacTV, Taipei Times, Taiwan News, China Post, Central News Agency

Reportage photo dans le Mingpao & sur InfoTaiwan .

Info, Presse & Médias :聯合新聞網, 世界新聞網, 星州日報, 新聞中心, 東森新聞報, 自立晚報, The Voice of Taiwan + vingt liens InfoTaiwan .

Friday, September 22, 2006

InfoTaiwan: Pékin derrière l'instabilité à Taipei?


Taiwan : Pékin manipule-t-il la campagne anti-Chen ?

Ce jeudi 22/09/06, le Mingpao (明報) relate les nouveaux incidents « sanglants » qui, hier soir , ont opposé « Verts » et « Rouges » à Tainan (台南)dans la partie sud de l’île dite « rebelle ». Une camionnette arborant des slogans favorables au président Chen (les « Verts ») a franchi un barrage de police et foncé sur la foule des protestataires anti-corruption, anti-Chen (倒扁) autrement dit les « Rouges ».

Hier soir la chaîne câblée TVBS-N diffusait des images de la scène que l’on pouvait aisément contempler en ligne sur le site « yam.com » (蕃薯藤新聞).

Comme d’autres supports de presse et d’information, le Mingpao reproduit le cliché d’un partisan Pro-Chen le crâne ensanglanté. Citant une dépêche de l’AFP, le Wenweipo n’est pas en reste et par ailleurs alimente la polémique selon laquelle, lors d’une réunion hier, le président accusé de corruption et objet d’une campagne visant à sa démission, aurait affirmé qu’il fallait voir derrière l’agitation politique et sociale actuelle une « manipulation de la Chine ».

Selon les versions en circulation à Taiwan et à Hong Kong, certains soutiennent que le président Chen a été affirmatif, « derrière tout cela il y a la Chine », pour d’autres l’homme politique aurait formellement rejeté les propos d’un tiers allant dans le sens d’une intervention de Pékin dans le conflit qui le met en cause, lui et sa famille dans différents scandales financiers.

On peut néanmoins s’accorder sur un fait, dans tous les cas, Chen Shuibian a reporté la faute des troubles qui agitent la société formosane depuis plusieurs semaines sur « des gens qui prennent de l’argent ». En chinois « 倒扁是前面倒扁、後面伸手向人拿錢 » soit « la campagne Chen démission, c’est sur le devant demander la démission du président, par-derrière c’est tendre la main pour prendre de l’argent » sachant que l’original fait rimer « Bian », le surnom du président,avec « Qian », argent.

Le porte-parole du gouvernement formosan a fait savoir dans un communiqué officiel que le Président Chen Shuibian n’avait pas directement impliqué le Continent.

Dont acte.

Hier, le 21/09/06, toujours selon le Mingpao à Hong Kong, 14 personnes avaient été arrêtées par la police lors des deux premières échauffourées entre "Verts" et "Rouges" à Tainan fief du président formosan accusé de corruption. Apparemment, il s'agissait d'éléments "pro-Chen" venus pertuber violemment la manifestation assises des partisans de la démission de leur favori. Au troisième jour, toujours d'après le même Mingpao, les violences continuent, sporadiques, et l'on compterait deux blessés dont un policier. Taipei soir en français confirme l'info, tandis que The China Post précise le chiffre de "15 arrestations à Tainan et Pingtung". L'International Herald Tribune se limitait hier à 9. Mais, bon, nul n'est parfait.

Car le prestigieux International Herald Tribune s'intéresse à la crise poltique taiwanaise qui ne semble causer qu'indifférence auprès des médias français.La preuve : dans sa revue de presse asiatique pour le Nouvel Observateur en date du 21/09, Bruno Portelli n'en pipe mot. Faut dire que le China Daily, que le journaliste cite en référence, reste muet sur la récente évolution des événements politiques à Formose.

Comme le notait hier "Jimmy" dans son commentaire en ligne, "Je me demande toujours pourquoi les journaux français n'en parlent toujours pas, faut-il que des voitures brûlent comme en Hongrie pour que celà intéresse les journaux français?"

That is the question. On peut effectivement s'en étonner !

Merci de votre attention.

殺懷疾 !


Taiwaninfo (en français) : Pas de danger de coup d'Etat à Taiwan .

Reportage photo dans le Mingpao & sur InfoTaiwan .

Première chaîne câblée formosane TVBS-N en ligne sur yam.com

Info, Presse & Médias :聯合新聞網, 世界新聞網, 星州日報, 新聞中心, 東森新聞報, 自立晚報, The Voice of Taiwan + vingt liens InfoTaiwan .

Wednesday, September 20, 2006

Info Taiwan : Pas de coup d'état en vue


Un Coup d'Etat n'est pas à craindre à Taiwan.

Mercredi 20/09/06, Cheng Wen-tsan directeur du bureau d'information gouvernemental rassurait les lecteurs français dans Taipei Soir : l'éventualité d'un coup d'Etat à la Thaïlandaise reste peu probable à Taiwan, l'armée ayant "prêté allégeance à la nation" et restant "neutre" depuis la transmission de pouvoir il y a six ans de cela entre le KMT (actuel leadeur de l'opposition) et le DPP (actuel parti présidentiel).

Hier, donc, le Wenweipo annonçait que le sang avait coulé lors des affrontements entre "Verts" (pro-Chen) et "Rouges" (anti-Chen) à Taiwan. Mais, ce n'est là, par bonheur, que des égratignures bénignes. Maintenant un petit peu d'huile sur le feu pour attiser les passions ne ferait pas de mal à une éventuelle manipulation !

C'est que la tension monte chaque jour d'un cran.

Ce jeudi 21 septembre 2006, la "Pomme de Formose" (Taiwan Apple Daily) consacre un long reportage illustré aux affrontements qui, à Tainan et Pingtung, ont opposé ces deux derniers soirs les "Verts", partisans du président Chen, et les "Rouges" militants anti-corruption emmenés par Shih Ming-teh, un ancien dirigeant du DPP, l'actuel parti présidentiel. Les clichés du quotidien insistent sur le côté spectaculaire de trois arrestations musclées effectuées par les forces de police dépêchées e nombre pour éviter que les incidents ne dégénèrent. A Hong Kong, le Wenweipo procède à un calcul simple: à Tainan face à la gare la manifestation "anti-Chen" (Rouge) avait réuni 40 participants en présence de 1.300 policiers, soit, écrit le reporter, "Plus de 30 policiers par manifestant".

Le DPP promet "le chaos" si le maire de Taipei, Ma Ying-jeou, président du Parti nationaliste, autorise la manifestation "Rouge" (anti-Chen) prévue pour la fête nationale (le Double Dix) au début du mois prochain, selon le Taiwan News on line en anglais

Et, d'après Taipei Soir, le Premier ministre Su Tseng-chang demande aux militants de la campagne "un million de voix contre la corruption" de ne pas appeler à la grève générale. "Le droit de grève n'a pas vocation à se politiser, le Premier taïwanais a-t-il indiqué.

Il est à noter qu'à Hong Kong, le Mingpao, titre, non sans humour, bravo, 紅軍凌晨重返凱道 "l'armée rouge au petit matin s'en retourne sur le boulevard Ketalagan" pour relater que 3.000 "anti-Chen" habillés de rouge se sont repliés depuis la gare centrale de Taipei à leur position initiale face au Palais présidentiel auquel conduit la voie municipale ici désignée. La dite "'armée rouge" a effectué une belle retraite aux flambeaux dans le calme et le silence, les "anti-Chen, anti-corruption"" tenant à la main des bougies allumées ou des lanternes.

En espérant que Taiwan ne sera pas la "lanterne rouge" de la démocratie.

殺懷疾 !

le 21/09/2006 (08:54 heure française).

Liens des accès directs aux infos : InfoTaiwan .

Reportage photo (Verts et Rouges en chiens de faïence)

Info Taiwan : Le sang a coulé sur l'île de beauté !


Le Hong Kong Wenweipo : Violences des "Verts" Pro-Chen à Tainan, un journaliste de Hong Kong blessé.

Le quotidien de Hong Kong, que l'on ne saurait suspecter de soutenir les pro-indépendantistes taïwanais, insiste d'entrée ce mercredi 20/09/2006 dans sa relation des récents événements dans le sud de l'île dite "rebelle", sur le fait que le sang a coulé et à Kaohsiung avant-hier et à Tainan, fief du Président Chen, hier soir, lors d'affrontements entre "Verts", partisans de la coalition au pouvoir peu favorable à "l'unification", et "Rouges", de la coalition des "Bleus" emmenés par le parti nationaliste (KMT) soucieux du rapprochement de l'île avec le Continent. C'est qu'un preneur de vues de l'ancienne colonie britannique a été attaqué à coup de planche dans l'exercice de ses fonctions sur les terres mêmes du Président Chen dont l'activiste Shih Ming-teh chantre du mouvement anti-corruption, soutenu par le parti nationaliste et ses alliés, veut la démission grâce à la réunion d'un "million de voix" et d'autant de billets de NT$100 pour joindre l'utile à l'agréable.

Le Wenweipo reproduit dans son édition en ligne des clichés qui illustrent les violences perpétrés à Taiwan lors des manifestations, notamment un manifestant pro-Chen (ou "Vert") frappant à bras raccourci une voiture dont la couleur rouge, dont s'habillent les fidèles de Shih Ming-teh, évoque les opposants à l'actuel Président de "l'Autorité taïwanaise", comme on dit à Pékin pour ne pas dire République de Taïwan comme à Taipei.

Selon la China News Agency ce même jour, 1.300 policiers ont été dépêchés sur les lieux des manifestations à Tainan pour prévenir toute réitération de violence.

De son côté, China Broadcast reprend l'info déjà publiée par le Wenweipo à Hong Kong selon laquelle "un récent sondage publié à Taiwan" révélait que "plus de 70% des Taiwanais interrogés estiment que Chen Shui-bian, dirigeant de l'Autorité de Taiwan, doit être destitué."

D'après ce sondage, parmi les personnes interrogées, plus de 75% de Taiwanais âgés entre 30 et 39 ans ont exprimé leur opposition à Chen Shui-bian.

Dans Taipei Soir en français, on apprend que des députés du parti présidentiel (DPP, indépendantiste taïwaniste)envisgent de demander l'annulation pure et simple des festivités du Double Dix, la fête nationale en octobre, pour éviter tout clash préjudiciable à l'ordre public et à la bonne renommée de la jeune démocratie locale.

Les Rouges doivent quitter la gare de Taipei ce soir et se reprendre leur place sur le grand boulevard qui conduit au Palais présidentiel. Avant leur départ, des étrangers se sont mêlés à eux pour un cliché souvenir, à l'apparente satisfaction de Taiwan Info, le service de presse officiel en langue française de la "jeune démocratie taïwanaise".

20/09/2006.

殺懷疾 !

Liens vers la revue de presse en direct : InfoTaiwan .

Reportage photo : InfoTaiwan .

Info Taiwan: Bien placé sur Google.fr !


Bonne nouvelle,

Les dernières nouvelles de Taiwan diffusées sur le Groupe Yahoo France-Chine font le bonheur d' Adminet Cawa sur l'Internet et connaissent un succès sans précédent sur la Toile. A 21:12, mardi soir, Google.fr à sa rubrique actualités et au mot-clef "Taiwan" listait la news en deuxième position (sous le nom du repreneur) !

Bravo France-Chine ! Merci Cawa qui faisait figurer la nouvelle sur sa "UNE" mardi.

Merci de votre attention.

殺懷疾 !


19/09/2006.

Info Taiwan : La presse de Hong Kong réagit


Le 19/09/2006 : Certains s'inquiètent de me voir citer le Wenweipo de Hong Kong sur la crise politique à Taiwan.

Bien longtemps avant le troisième millénaire, les China Watchers à Hong Kong estimaient que trois quotidiens représentaient officieusement la position de Pékin et que c'était là qu'il fallait quérir les informations sensibles : le Wenhuibao (Wenweipo), le Dagongbao, et le Xinwanbao, si je me souviens bien, dont je ne vois plus trace (à ne pas confondre avec l’édition continentale du Heilongjiang). Chacun à son tour, ces trois supports de presse sortaient un scoop sur la situation politique derrière le rideau de bambou en vigueur à l'époque.

Le Mingbao faisait figure de franc-tireur (les Nationalistes d’un côté, les Communistes de l’autre, et les Colonialistes au milieu !) et d'autorité "objective".

Aujourd'hui le 19, le Mingpao annonce une vingtaine de blessés à Kaohsiung lors d'échauffourés opposant Verts et Rouges dans la métropole du Sud taiwanais. En ligne, le support de presse de Hong Kong présente deux photos sur ce sujet. Le Ta Kungpo (Dagongbao) fait état quant à lui que quatre incidents ayant opposé les mêmes protagonistes en citant un responsable du KMT à Tainan. Mais il y a plus d'une vingtaine de dépêches ou d'articles sur la crise politique taiwanaise datés du même jour ! En ligne le premier cliché montre des supporters du président Chen forcer un cordon de police. Le Wenveipo est le seul à montrer d'entrée le titre "72% en faveur de la démission de Chen", en citant une dépêche en provenance de Taiwan, alors que sur trois colonnes le quotidien annonce le siège du Palais présidentiel pour le 10 octobre à Taipei. Les trois journaux reprennent la nouvelle selon laquelle la fille du président Chen aurait fui aux Etats-Unis.

A lire, à vue de nez et sans analyse de contenu, les titres de ces trois supports de presse, il ne peut plus faire aucun doute que la crise politique à Taiwan connaît un retentissement certain à Hong Kong, sachant que le Singtao, de son côté, ne semble pas en reste quant à la quantité de lignes consacrées à ce sujet. On sait donc désormais que l'info a débordé les frontières de l'île dite "rebelle" même si en France on fait encore la sourde oreille.

Ce qui est intéressant techniquement parlant c'est de voir quelles informations sont reprises à Hong Kong, sur quels supports et à partir de quelles sources (taiwanaises ou autres). Une image valant plus que dix mille mots, les clichés proposés aux lecteurs constituent eux aussi de bons indicateurs, comme partout ailleurs. Le poids des mo(r)ts, le choc des photos !

Merci de votre attention.

殺懷疾 !

Liens utiles sur voila.fr InfoTaiwan (infos en français, anglais & chinois, accès direct!)

Info Taiwan: Siège du Palais présidentiel le 10/10


Shih Ming-teh et les Bleus de la coalition d'opposition emmenée par le Parti nationaliste (KMT) prévoient le siège du Palais présidentiel à l'occasion de la Fête nationale le 10 octobre prochain à Taipei. Le 10/10/1911, Sun Yatsen instaurait la République à Pékin et mettait fin à la domination des empereurs mandchous de la dynastie Qing.

La Taiwan Society, proche du parti au pouvoir, le DPP du Président Chen Shuibian, éclaboussé par les scandales financiers et les accusations de corruption, annonce de son côté une contre-manifestation "Verte", indépendantiste, face aux "Bleus" habillés de "Rouge", unioniste.

Selon un titre du Weiweipo à Hong Kong ce matin, 72% de l'opinion serait favorable à la démission du Président "Vert" indépendantiste, alors que les députés de l'opposition des "Bleus" nationalistes clament que la fille du président Chen vient de s'enfuir en exil et qu'on s'étonne que personne n'ait cherché à la retenir.

Merci de votre attention.

殺懷疾 !

Tous les liens vers l'info : Taiwaninfo en français (Taipei, Taiwan)

Il n'y a aucun lien structurel ou politique entre les deux sites.

Info Taiwan : Stabilité ou chaos annoncé ?


"Les Chinois ont fait beaucoup de bruit ces dernières semaines et maintenant c'est autour des taïwanais de faire entendre leur voix", Wu Shu-min, président de la Taiwan Society organisatrice avec le DPP de la manifestation de soutien à l'indépendantiste Chen Shuibian samedi le 16/09/2006.

C'est une info de Taiwan News, tout comme le commentaire ce matin qui relève la "connotation" attachée à la couleur des centaines de milliers de chemises rouges, vendredi, des partisans de la démission du président Chen, au regard de la " grave menace posée à l'indépendance de Taiwan par la République populaire de Chine que gouverne le Parti Communiste Chinois".

Le commentaire relève aussi que les anti-Chen défilèrent au cri de "Chen démission, à mort !" en pointant le pouce vers le bas, signe ô combien explicite. Mais, dans le même temps, l'état major de Shih Ming-teh, l'activiste, soutenu par les "Bleus" du KMT, pro-unification, qui a juré la perte du président du DPP, de la coalition "Verte", pro-indépendance, annonçait que la campagne "Chen démission" suspendait toutes ses actions de masse prévues dans le pays suite, notamment, aux échauffourées de samedi en fin d'après-midi entre 2.000 anti-Chen et les pro-Chen à la gare centrale de Taipei.

Merci de votre attention.

殺懷疾 !


Reportage photo

Liens vers l'info en direct .

Info Taiwan: Premières échauffourées à Taipei


La crise politique provoque ses premières échauffourées entre « Verts » et « Rouges ».

Deux présentateurs de télévisions privées victimes de la « marée verte » des partisans du président taïwanais, alors que 150.000 à 200.000 personnes venaient de défiler à Taipei pour soutenir Chen Shuibian (DPP) face à la campagne ourdie par l’ancien homme fort du parti présidentiel, Shih Ming-teh, pour obtenir sa démission en raison des scandales qui l’éclaboussent ainsi que ses proches.

Pour témoigner de leur soutien à l’actuel président Chen, la « marée verte » des « pro-Chen » ont défilé revêtus de tee-shirts blancs tout en agitant les petits drapeaux verts des partisans d’un Taiwan aux taïwanais (DPP).

Sachant que les partisans du KMT (parti nationaliste) qui font front contre l’actuel président formosan s’appellent les « Bleus », l’ambiance politique est haute en couleurs.

En effet, la veille, la « marée rouge » des partisans de l’activiste Shih Ming-teh à la tête du mouvement baptisé "Un million de voix contre la corruption, le président Chen doit s'en aller", pour reprendre les termes du correspondant de l’AFP, avait réuni de 320.000 à 750.000 personnes selon les estimations.

Après 18 heures, samedi, certains « Verts » excédés, disaient-ils, par la couverture médiatique à leurs yeux excessive de la campagne anti-Chen dont les militants revêtent une chemise rouge en signe de protestation, s’en sont violemment pris aux présentateurs de deux chaînes télévisées privées qui assuraient la retransmission en direct de l’évènement. Les podiums de retransmission ont été saccagés, tout comme le matériel, et un présentateur a été jeté au sol depuis l’échafaudage où il était installé. Des câbles ayant été sectionnés dans l’incident, le direct a été brusquement interrompu, provoquant l’arrivée des forces de l’ordre puis les plus vives protestations des responsables des deux chaînes concernées ainsi que des organisations professionnelles.

Par ailleurs, un photographe de presse a lui aussi été pris à partie par la « marée verte » parce qu’il portait une chemise rouge, signal de ralliement à la campagne anti-Chen, tandis qu’une dame de 66 ans, venue spécialement du sud de l’île pour rejoindre les « Verts » aurait eu à pâtir des échanges de horions entre factions devant la gare de Taipei.

Incidemment, il est à noter que « Taipei Soir » en ligne publiait vendredi en « UNE », un article sur « un rapport » qui « indique que la couverture télévisée de la campagne … contre le Président Chen Shui-bian est si excessive que certaines chaînes n'hésitent pas à consacrer jusqu'à 60% de leurs bulletins d'informations quotidiens à ce sujet….Trois des six télévisions auditées … ont diffusé des reportages qui ont pris au moins plus de 30 minutes des 60 minutes de leurs bulletins quotidiens sur la période du 22 au 24 août dernier. »

L’absence de TVBS, mise en cause dans ce rapport, à la manifestation « pro-Chen » samedi a aussi fait jaser suite aux dommages subis par ses deux concurrentes en raison de la folle ire des « Verts ».

L’AFP, le 13/09/06, annonçait en français que Taïwan allait développer un, et je cite, bouclier antimissiles l'an prochain afin de contrer la menace de sa rivale chinoise, qui a aligné près de 800 missiles en face de l'île qu'elle considère «rebelle».

De plus, toujours selon l’AFP, le système antimissiles, surnommé «les Patriotes taïwanais», en référence aux missiles d'interception développés par les États-Unis, est soutenu par des radars américains. De son nom officiel «Système antimissile tactique» (ATBM), il «doit contrecarrer avec efficacité la menace des missiles balistiques M-9 et M-11», écrit le quotidien Apple Daily.
De conclure en ces termes, « le président taïwanais Chen Shui-bian avait renouvelé en juillet son avertissement face à la menace chinoise, indiquant que 784 missiles balistiques et 36 missiles de croisière étaient dorénavant dirigés contre l'île. Ce nombre s'accroît de 120 par an, selon M. Chen ».

Fin de citation.

Bien entendu cette information sur les « Patriotes taïwanais » n’a rien à voir, géo-stratégiquement et politiquement parlant, avec l’actuelle campagne anti-Chen.

« Marée verte » contre « Marée rouge » soutenu par les « Bleus », la suite au prochain numéro en attendant la guerre des étoiles !

Prof. SHA (老沙)

Le dimanche 17/09/2006.

Tous les liens vers l'accès direct à l'info : InfoTaiwan .

Info Taiwan : Les Verts contre les Rouges


臺灣倒扁挺扁 :Renverser la barque ou la remettre à flôts ?

隨您的便!Faîtes selon vos besoins !

La campagne anti-Chen (倒扁)vient d'être relayée ce samedi 16/09/06 par une manifestation pro-Chen (挺扁)dans la capitale de l'île "rebelle".

Les anti-Chen s'habillent de rouge et sont soutenus par les "Bleus" du KMT, le Parti nationaliste chinois longtemps dirigé par le Généralissime Chiang Kai-shek.

Les pro-Chen s'habillent de blanc et agitent leur drapeau verdâtre, ce sont les "Verts" du DPP, parti démocratique progressiste au pouvoir dont le slogan est Taiwan aux taïwanais, pas aux chinois.

Ici les Verts (de rage) en blanc s'attaquent samedi 16 à Taipei aux reporters de deux TV locales accusées de partialité.

Les Rouges soutenus par les Bleus veulent le rapprochement avec la Chine (l'unification), les Verts en blanc veulent couper le cordon et instaurer l'indépendance du pays sous le nom de République de Taïwan.

Pékin pâlit tout en évitant de verdir, car le principal investisseur en Chine, c'est...Taïwan !

殺懷疾 !

info Taiwan : Chen mis à bas par Shih ?


Crise politique à Taiwan: Chen mis à bas par Shih ?

Une aimable correspondante qui ne veut pas que je mentionne son prénom me tend la perche.

Ganxiebujin ! Merci infiniment.

Non, je ne suis pas Denis Robert expert en "essais de style pseudo journalistico-romanesques" en qualité d'auteur de trois ouvrages controversés sur l'affaire Clearstream au cœur de laquelle on retrouve les Frégates Lafayette surfacturées à Formose par de joyeux drilles bons français bien de chez nous.

Non, le prof. SHA, habile pseudo pour un authentique pilote de bar et prof. de bistro le coude haut levé, ne cache pas non plus Christine Deviers-Joncourt elle aussi experte en style pseudo journalistico-romanesque avec son "Opération Bravo" qui en dit long sur certaines relations privilégiées entre la France, l'île renégate et le Continent ! Ce bon vieux SHA n'est encore moins l'ectoplasme du Juge Thierry Jean-Pierre (mais j'étais présent à son inhumation étroitement flanqué de Jacques Vergès et du Juge Thiel, le hasard aidant !) qui lui aussi versa dans le journalisme romanesque avec son "Taiwan connection".

La crise politique formosane actuelle est liée, disent-ils, à la corruption dans les hautes sphères étatiques, les uns accusant les autres d'être les pires des corrompus et vice-versa. Si certains protagonistes de l'affaire des Frégates Lafayette alias les Frégates de Taiwan ont connu une mort prématurée dans des circonstances jugées par certains maladroitement expliquées, cela n'est redevable qu'au fruit d'un pur et malencontreux hasard.

Vous avez dit corruption ?

Roland Dumas ancien ministre des affaires étrangères et président du Conseil constitutionnel impliqué? M'enfin, voyons, diffamation, calomnie, kabbale, légende urbaine, pure invention de style pseudo journalistico-romanesque que ces billevesées dénuées de tout fondement!

Un autre aimable correspondant, dont je tairai donc le nom pour vagues éviter, pose cette excellente question sur la collecte du million de dollars taïwanais contre Chen Shui-bian : "A quoi sert l'argent ?" On peut aussi poser la même question en France au sujet de ceci ou de cela, mais, d'expérience, je puis dire que ce n'est pas sans (parfois grand) danger !

Je crois qu'il y avait à l'origine de l'affaire des Frégates une association franco-taïwanaise pour laquelle un ministre socialiste français et une ex-première ministre du même métal (dont le Conseil de l'Europe ne pense que du bien et qui ne fut jamais compromise dans aucune affaire, s'entend !) auraient effectué au moins une mission. DSK dit avoir été à Pékin pas à Taipei.
Michel Rocard a aussi été serré la louche de Chen Shuibian mais je ne sais pas si c'était dans ce cadre.

Citation : "....l'association France-Taïwan. Créée en octobre 1991, cette association, désactivée depuis 1994, fut un moment abritée dans un immeuble de la MNEF, rue Tiphaine à Paris, dont l'acquisition, jugée suspecte, fait l'objet d'une enquête des juges Riberolles et Néher, en charge du dossier de mutuelle étudiante. Plusieurs des hommes mis en cause ou cités dans le cadre de l'affaire de la MNEF apparaissent dans l'organigramme de l'association d'amitié France-Taïwan, suscitant la curiosité des enquêteurs chargés du dossier. Présidée par Pierre Bergé (président d'Yves Saint-Laurent couture), puis par l'ancien ministre gaulliste François Missoffe, l'association avait pour trésorier Olivier Spithakis. Jean-Marie Le Guen en fut successivement l'un des vice-président puis secrétaire général."

Romanesque, non ?

Merci de votre attention.

殺懷疾 !


14/09/06.

Info Taiwan : L'île de Beauté chinoise est-elle en danger ?


L'île de Beauté chinoise est-elle en danger ?


Crise en l’île de Beauté chinoise : un coup de pouce par ici, une fourchette dans les yeux par là, la foire d’empoigne a commencé.

Billet de bonne humeur : Taiwan, c’est Formosa, la belle, l’île de beauté chinoise - chinoise ou taïwanaise, ménageons les susceptibilités.

Selon Taiwan Info le 13 septembre 2006 : « L’association pro-indépendantiste Taiwan Society veut qu’au moins 100 000 personnes envahissent le boulevard Ketagalan qui longe la présidence de la République samedi prochain afin de signifier leur soutien « au gouvernement et aux idées universelles de liberté, de démocratie, de stabilité et de prospérité ».

C’est une riposte ouverte à l’action de Shih Ming-teh contre le président Chen Shui-bian et ses commanditaires seraient proches de l’ancien président Lee Teng-hui. Allez savoir ….

L’amour, l’espoir et la lumière seront les thèmes de manifestation, alors que les participants auront pour signe de ralliement le V de la victoire, avec l’index et le majeur de la main droite posés sur le cœur.

Sachant que « Le geste du pouce pointé vers le bas utilisé par Shih Ming-teh signifie que son mouvement est condamné à l’impuissance politique… »

Un coup de pouce d’un côté, une fourchette dans les yeux, de l’autre, la foire d’empoigne a commencé. Va-t-on vraiment en venir aux mains demain ? C’est une autre histoire !

En attendant la position de Wen Jiaobao sur la crise politique formosane est confirmée par RCI : « La question du mouvement d'opposition à Chen Shuibian doit être réglée par le peuple taïwanais, selon le Premier ministre chinois »

2006-09-12 08:32:48 cri . - Radio Chine Internationale

Citation : Le Premier ministre chinois Wen Jiabao a indiqué le 11 septembre à Helsinki que le récent problème du mouvement taïwanais d'opposition à Chen Shuibian doit être réglé par le peuple taïwanais. Mais il a également réitéré les mises en garde de la partie continentale de la Chine contre les déclarations et les actions des dirigeants taïwanais en faveur de « l'indépendance de Taiwan ».

RCI (français)

Dans La Libre Belgique, le 12 septembre 2006 Philippe Paquet nous remet aimablement en mémoire que le Premier chinois Wen Jiabao est intervenu à Helsinki dans le cadre du Dialogue Europe-Asie dont on fêtait le 10è anniversaire.

« De quoi rappeler au passage que le troisième partenaire commercial de l'UE-Asie, Taiwan, n'a pas voix au chapitre au sein de l'Asem, du fait de l'opposition de Pékin. C'est donc depuis Bruxelles que le représentant de Taipei Michael Kau a réclamé une contribution européenne à la détente dans le détroit de Taiwan. Il aura au moins obtenu que l'embargo sur les ventes d'armes à la Chine, dont le Premier ministre Wen Jiabao a de nouveau réclamé la levée, ne soit pas discuté à Helsinki. »

Dont acte.

Libre Belgique

L’Agence officielle de presse, XIN HUA, le 14 mars 2006, relatait la position de Wen Jiabao eu égard à l’île renégate en des termes explicites : "Nous ne renoncerons jamais à déployer nos efforts en faveur de la réunification pacifique, mais nous resterons inébranlables dans notre opposition aux activités sécessionnistes des forces d'" indépendance de Taiwan", et ne permettrons jamais à quiconque de séparer Taiwan de la mère patrie".

D’ajouter non sans virulence : « Il s'agit d'une provocation à la politique d'une seule Chine de la part du leader des autorités taïwanaises, qui a décidé de mettre fin au fonctionnement du "Conseil pour l'unification nationale" et à l'application des "Principes sur l'unification nationale", a dit Wen en répondant à une question posée par un journaliste taïwanais. »

Autrement dit, de l’eau dans le gaz !


A cette occasion, le Premier chinois réitérait les grands principes de la RPC : "une réunification pacifique" et "un pays, deux systèmes". Avec le bémol d’usage à la clef : « La stabilité ne peut être maintenue que par une opposition inébranlable et ferme à des activités pro-indépendance".

Selon Taiwan Info le 9 décembre 2003, quelque 29 associations composées de Taïwano-américains adressaient à l’époque une lettre ouverte à Wen Jiabao en visite officielle aux Etats-Unis : « Les auteurs de la missive expriment leur rejet du dogme « Un pays, deux systèmes » prôné par Pékin qui est « absolument inacceptable pour les Taïwanais […] qui jouissent de démocratie, de la liberté et de la prospérité économique pour lesquels ils ont sué sang et eau pendant les cinquante dernières années. »

Bon. Et que vient faire la France dans tout ça ?

Devinez !

Selon la presse canadienne le 8 septembre 2006, Taiwan veut récupérer 520 millions de dollars gelés en Suisse. Taiwan a demandé à la Suisse de lui restituer 520 millions de dollars (410 millions d'euros) bloqués depuis des années en lien avec l'affaire des frégates. La demande est en cours d'examen, a précisé vendredi à l'AP Folco Galli, porte-parole de l'Office fédéral de la justice (OFJ). La demande d'entraide judiciaire de Taiwan est parvenue à Berne le 5 septembre dernier.

殺懷疾 !

13/09/06

Info Taiwan : Bientôt Annette aux manettes ?


Taiwan : Annette aux manettes ?

13/09/06

Bonjour,

Scoop : Taiwan. Bientôt Annette aux manettes ?

Pour répondre à notre aimable correspond qui conteste la réalité de la campagne de signatures ourdies depuis Taipei par l'activiste Shih Ming-teh (Shih Min-teh ou encore en "pinyin" Shi Ming de) : Selon Kin Ming-liu le 01/09/06 dans The New York Sun, Shih Ming-teh a collecté quelque $3 million et obtenu 1 million de signatures dans le cadre de son action actuelle visant à renverser le président formosan Chen Shui-bian.

Apparemment, il y a deux initiatives connexes : primo, la contribution en numéraire sur la base de NT$ 100 ; secundo, la signature d'une pétition.Certains ont, je crois savoir, contesté la licéité de l'opération de collecte de fonds; du moins c'est ce que j'ai cru lire dans les colonnes du "Taipei Times".

En ce qui concerne Ma Ying-jeou (pinyin: Ma Ying-jiu), à y regarder de plus près, il est certain que le favori de l'opposition nationaliste pour remporter les élections présidentielles de 2008, a adopté une position en dents de scie vis-à-vis Shih Ming-teh et son "sit-in" à Taipei. Ma Ying-jeou est le président du KMT qui veut prendre la place du DPP et de Chen Shui-bian au pouvoir et, en même temps, le maire très glamour de Taipei.

En tant qu'opposant radical à Chen Shui-bian, Ma Ying-jeou peut voir en Shih Ming-teh un allié (rétif, certes, dit-on) objectif, mais en tant que maire de la capitale formosane, Ma voit en ce même activiste une épine dans le pied de lasécurité publique.

Or, dit-on, les partisans de Ma Ying-jeou soutiennent et les libertés démocratiques et la campagne anti-Chen.

D'où le cruel dilemme en raison de la double casquette qui met le président du KMT, favori de l'opposition pour les élections en 2008, le cul entre deux chaises.

OK.

Mais d'après Taiwan Info le 11 Septembre 2006 : "Ma Ying-jeou, le président du Kuomintang (KMT), a lancé samedi un appel aux dirigeants du Parti démocrate-progressiste (DPP), les exhortant à initier une procédure de destitution contre le président de la République."

Avec cette précision importante, qu´en "cas de destitution, le DPP resterait au pouvoir, puisque ce serait la vice-présidente Annette Lu qui succéderait à Chen Shui-bian."

Fin août, Shih Ming-teh, à la veille de son raout contre Chen, reprochait à Ma Ying-jeou la "duplicité" en qualité de maire de Taipei. Les Bleus (coalition d'opposition) de réclamer la restitution de leurs NT$ 100 !

Le berger vient donc de répondre à la bergère en qualité de président du KMT poussé aux fesses par ses partisans.

Maintenant, j'ai peut-être mal compris la donne, étant un complet béotien en matière d'affaires formosanes !

Et nos éminents sinologues qu'en pensent-ils ?

Merci de votre attention.

殺懷疾 !


The New York Sun

Taiwan Info

Taiwan Info

Info Taiwan : Chine & Taiwan, frères ennemis ?


La crise politique à Formose: Chen démission !

12/09/06

Chaude Dernière (hot news) : Wen jia-bao lors d'une conférence de presse en Europe se prononce sur la crise politique que connaît actuellement Taiwan.

Répondant à une question des médias en Finlande, le Premier Chinois a déclaré que la question devait être réglée par les Formosans eux-mêmes, tout en soulignant la position constante du "gouvernement central" qui vise à promouvoir au mieux les échanges économiques et commerciaux entre les deux rives. News-Sina.Com


Sondage d'opinion sur l´affaire Chen Shui-bian à Formose : 1 million de signatures pour la démission du président formosan séparatiste.
X., notre aimable correspondante s´inquiétait de possibles répercussions à Hong Kong de l´action du Mandela de Formose, Shih Ming-teh (alias « propagateur de la vertu éclairée », en chinois dans le texte)soutenu par les farouches partisans de l´unification (KMT) contre l´indépendantiste « anti-chinois » Chen Shui-bian (DPP) actuellement au pouvoir et auquel il est reproché de naviguer en eaux troubles.

Suite à la "protestation assise" entamée le 9 septembre à Taipei par l'activiste pro-unification Shih Ming-teh contre le président formosan Chen Shui-bian, séparatiste enragé, en vue d'obtenir sa démission, le "Wen Hui bao" de Hong Kong se lance dans un sondage d'opinion en ligne auprès de ses lecteurs. A chaque question, 4 réponses sont proposées.

Voici le résultat des courses au soir du 12 septembre.

1° Selon vous, l'action en vue du renversement du président a-t-elle une chance d'aboutir finalement ?
R à 38,5% : C'est trop tôt pour savoir, attendons de voir l'évolution de la campagne et les dispositions de chacune des parties en présence.

2° A votre avis, pourquoi le président Chen a-t-il entrepris une tournée dans le Pacifique alors qu'une campagne s'engageait pour obtenir sa démission ?
R à 71,1% : Détourner l'attention et faire retomber la pression.

3° D'après vous, qu'est-ce qui pêche le plus contre le président Chen ?
R à 60,7% : L'affaire des fonds secrets.

4° Qu'est-ce qui pourra causer la chute du président Chen en dernière analyse?
R à 44,8% : Des preuves formelles de sa compromission.
Sondage du Wen Hui bao (Wen wei po) en ligne

nota : comme on est à Hong Kong, « hui » se prononce « wei » et « bao » se prononce « po ».

Le « Wen Hui bao », dont il existe une versionshanghaïenne très active en ligne, est une institution, un grand dinosaure dans l´histoire de la presse chinoise avec le « Da Gong bao » (Ta kung po).

Mais les éminents sinologues français vous expliqueront ça mieux que moi !
Et si jusqu´ici ces doctes ne parlent guère, c´est bien parce qu´ils sont muets comme on eut dit dans Molière.

En clair le "Wenweipo" à Hong Kong tâte le pouls de l'opinion pour le compte du "gouvernement central" peu désireux de s'immiscer ouvertement dans la crise formosane, sachant que rien n'interdit aux Chinois du Continent, de Taiwan oud'ailleurs de participer au sondage !

Et les lecteurs peuvent mettre des commentaires en ligne. C'est Byzance. Elle est pas belle la démocratie ..... !

Merci de votre attention.

殺懷疾 !

Tuesday, September 19, 2006

Info Taiwan : Crise et géopolitique.


Les conséquences de l’affaire Chen shui-bian.

Synthèse d'actualités en langue anglaise accessibles sur l'Internet à la date du 11 septembre 2006.

A destination du Groupe Yahoo France-Chine: Une aimable correspondante cherche une « analyse de style géopolitique » de l’affaire Chen Shui-bian, le président formosan, et de la crise politique qu’elle engendre dans l’île renégate.

Cette crise aurait-elle des répercussions sur la vie politique insulaire ? Voire des effets sur les relations des insulaires avec Pékin, les USA ou autres.

Jimmy, quant à lui, regarde la télé locale à Taiwan sans vraiment y comprendre grand-chose face, par exemple, au changement inopiné de la dénomination de l’aéroport international de Taipei qui désormais sur ordre du président Chen ne s’appelle plus du nom du généralissime Chiang Kai-shek.

Dans mon précédent billet, j’ai essayé de définir le cadre général de l’affaire par rapport à des sources aisément disponibles en français. Mais d’analyse, point ; du moins à ma connaissance.
Force est de constater que personne parmi les neuf cents abonnés voire plus de cette liste ne semble être en mesure de répondre aux attentes de Véronique, ni d’éclairer la lanterne de Jimmy.

Bon. Les sources accessibles en anglais sur le hic & hunc de l’affaire Chen sont plus prolixes en termes d’analyse géopolitique.

Le 29 août 2006, The Epoch Times reprenait une dépêche de la l’Agence centrale de presse en provenance de Hong Kong et qui faisait état d’un « récent commentaire » exprimé dans l’ancienne colonie britannique selon lequel le bureau de la propagande du PCC à Pékin avait donné des instructions pour que les médias se dispensent de couvrir la campagne ourdie contre le président formosan.

En fait, la source, The Sun, estimait que cette campagne représentait une « question difficile pour Pékin ». En effet, si la campagne anti-Chen est couronnée de succès, le président de Taiwan risque de perdre ses chances d’être réélu. Les Chinois continentaux qui abhorrent la corruption de leur propre gouvernement dans les hautes sphères pourraient bien alors se faire la réflexion suivante : « Si Taiwan peut le faire, pourquoi pas nous ? »

Le PCC est d’avis que ce genre de libre raisonnement serait désastreux pour sa propre stabilité politique.

D’après The Sun, si Pékin soutenait ouvertement la campagne anti-Chen, le président formosan aurait alors un prétexte pour taxer ses opposants d’ « agents » du Continent. Pour éviter cet écueil, Pékin joue de la pédale douce, tout comme la coalition (KMT & PFP) qui, à Formose, a conduit les vagues de protestations anti-Chen.

Toujours selon The Sun à Hong Kong, le climat politique formosan a considérablement changé au cours de l’année passée avec le projet de nouvelle constitution concocté par le Président Chen, lequel propose une plateforme pour un Taiwan indépendant. Or, ce projet n’a pas déchaîné l’enthousiasme loin s’en faut, sachant que Pékin reste opposé à toute initiative en faveur de l’indépendance de l’île.

Pour The Sun, que le président Chen soit réélu ou non, n’est pas important aux yeux de Pékin. En cas de réélection, Chen et son parti politique (DPP) seront la cible des futurs mouvements anti-indépendantistes.

En cas de non-réélection, le parti du président Chen (DPP) et l’actuelle coalition d’opposition (KMT & PFP) devront choisir un nouvel axe pour leurs actions. Il se pourrait alors que le parti actuellement au pouvoir élise une nouvelle figure politique propre à rassembler les troupes après la défaite, Dans le cas contraire, le DPP serait en perte de vitesse vis-à-vis de ses partenaires politiques de la coalition KMT-PFP.

A Hong Kong, The Sun de conclure, il y a une quinzaine de jours de cela donc, que « ni l’une ni l’autre de ces options ne correspondent aux objectifs politiques de Pékin ».

C’est bien là une première analyse des conséquences politiques de la crise actuelle tant au plan local qu’au regard des relations politiques de l’île renégate avec le Continent.

Le même jour, Li Thian-Hok dans le Taipei Times revient sur des déclarations de l’ancien directeur de l’Institut américain à Taiwan (2002-2006), Douglas Paal qui faisait office à ce poste d’ambassadeur de facto.

De soulever la question du « clivage ethnique » de l’île où 85% de la population qui s’élève à 23 millions d’âmes, est d’origine taïwanaise, alors que les Chinois venus du Continent tentèrent de détruire leur langue et leur culture, persécutant et exécutant les dissidents.

Li Thian-Hok relève alors que l’émissaire américain qui s’exprimait le 13 juillet dernier à Washington, D.C. lors d’une conférence à la Brookings Institution, devant des responsables politiques, avait omis de signaler « le massacre de 20.000 taïwanais par le KMT » ou encore le meurtre de la mère du dissident Lin Yi-hsiung et de ses filles jumelles.

Pour l’éditorialiste formosan, en l’absence de la reconnaissance officielle de ces crimes, sans parler d’excuses, le clivage ethnique et l’amertume persistent. En résumé la position du KMT est oublions le passé pour nous concentrer sur l’avenir.

C’est là une manière de resituer la crise actuelle dans son contexte ethnique : Chen est un pro-indépendantiste, taïwanais dans l’âme, alors que son challenger, Shih Ming-teh, chinois dans l’âme, est soutenu par le KMT.

Or, aujourd’hui, relève Li Thian-Hok, « les dirigeants du KMT et du PFP promeuvent l’unification avec la Chine ». Et le problème est qu’ils n’ont pas digéré leur défaite aux élections présidentielles de 2004. Leur « manque de fair-play » compromet la « jeune démocratie » formosane.

Car, qui plus est, la coalition a « voué allégeance à Pékin » et met la démocratie locale « en danger par son opposition déloyale », travaillant la main dans la main avec Pékin, « pour renverser de l’intérieur la démocratie de Taiwan et sa souveraineté ».

Rien moins.Pour l’éditorialiste du « Taipei Times », les choses sont claires, les médias papier et électroniques sont dominés à Taiwan par des journalistes pro-unification « qui bombardent chaque le public avec de la propagande pro-Chine, anti-US et anti-Taiwan. » D’autant que nombre de médias sont aux mains de sociétés de Hong Kong et que « le gouvernement formosan semble incapable d’arrêter l’infiltration des médias formosans par des agents de Pékin ».

Face aux propos de Douglas Paal, « Aujourd’hui, la RPC et les USA articulent leurs intérêts [communs] de façon pacifique et stable dans la région du détroit de Taiwan », le « Taipei Times » fulmine, par la bouche de son commentateur, « Bien entendu, la RPC préférerait annexer Taiwan pacifiquement, grâce à la subversion interne et sa stratégie de « front uni » mou s’avère fort efficace avec la capitulation du KMT et du PFP face à la Chine ».

Pour l’analyste formosan, « si éviter la guerre dans le Détroit de Taiwan est le seul but de la politique américaine, alors la liberté de Taiwan peut être sacrifiée ».

Et c’est là que le « Taipei Times » insiste sur le fait que l’annexation de l’île par Pékin aurait des effets à longue portée jusqu’au Japon et en Corée qui verraient leurs routes maritimes et aériennes menacées.

En conclusion, une fois Formose contrôlée par la Chine, le Japon n’aurait plus qu’à se doter de l’arme nucléaire. Mais l’archipel nippon pourrait-il survivre à une première attaque atomique de la Chine ?

Si l’on écarte ce scénario catastrophe, il ne resterait plus aux Japonais qu’à se conduire en gentils toutous des Chinois.

« Avec la combinaison des forces de la Chine, de Taiwan et du Japon », notre analyste poursuit-il, « il ne serait pas irréaliste pour la Chine d’aspirer à devenir la prochaine superpuissance dans le quart de siècle suivant ».

De poursuivre en soulignant qu’à ses yeux, « l’indépendance de Taiwan écartée, la seule option qui reste est l’annexion, étant donné que le statu quo devient de plus en plus intenable en l’absence de ferme soutien des USA ».

Qu’arriverait-il alors aux relations sino-américaines si Ma Ying-jeou, patron du KMT venait à remporter les élections présidentielles en 2008 ? A cette question qui est au cœur de la campagne anti-Chen, Douglas Paal a cité le président du KMT qui, à Tokyo, le mois dernier, affirmait que l’unification ne constituerait pas un sujet de débat tant que la Chine n’aura pas embrassé la démocratie.

L’analyste géopolitique du « Taipei Times » de relever alors que le même Ma Ying-jeou déclarait en mars à Washington, DC, devant l’American Enterprise Institute (AEI) que s’il était élu, il signerait un accord de paix avec Pékin en acceptant le principe d’ « une seule Chine » selon lequel Taiwan fait partie de la Chine.

Pessimiste, l’éditorialiste remarque qu’une fois que Taiwan aura capitulé et que les Américains s’en seront lavés les mains, l’Armée populaire de Libération occupera l’île et que sa population fera face à un sort peu enviable : « Il vaut la peine de se souvenir que depuis l’occupation du Tibet au début des années 50, la RPC a provoqué la mort d’1.25 million tibétains par les massacres et par la faim. »

Ambiance.

A la lumière de cette analyse, ici brièvement résumée, on comprend mieux les enjeux vitaux de la crise politique qui défraye la chronique dans l’île renégate et leur portée sur la situation géopolitique dans la région Asie-Pacifique.

D’autant que « The China Post », le 9 septembre, revenait sur le fait que l’aéroport international de Taipei ne s’appelait plus désormais Chiang Kai-shek mais Taoyuan. Pourquoi ? Etait-ce vraiment nécessaire ? Pour cet organe de presse, Chen Shui-bian « cherche à éliminer tout vestige de l’ère du Kuomintang (KMT) » Dès lors, « le nom de Chiang Kai-shek doit disparaître de la mémoire des résidants de Taiwan ».

C’est donc là le dernier avatar de la campagne « acharnée » du président pro-indépendantiste pour « couper le cordon ombilical entre la Chine et Taiwan ». Au point que, pour Chen Shui-bian, le « fantôme » de Chiang Kai-shek, « et aussi le fantôme de la Chine, doivent être exorcisés ».

Tout s’explique !

Surtout que le « Taipei Times » revient à la charge le lendemain, le 10 septembre, « Chen a promis que dans les 20 derniers mois de son mandat, il allait œuvrer plus avant dans trois sens : faire entrer le pays à l’ONU sous le nom de Taiwan, promouvoir une nouvelle constitution et organiser un référendum sur les détournements du parti nationaliste chinois (KMT) ».

Y aurait-il panique à bord ?

Sachant que pour le Président Chen, « Le plus gros conglomérat de corruption dans l’histoire de Taiwan, c’est le KMT ».

Qu’en termes galants ces choses-là sont dites.

Maintenant ROC (Republic of China) deviendra-t-il ROT (Republic of Taiwan) sous l’égide du séparatiste Chen Shui-bian ? C’est peut-être bien là finalement tout l’enjeu de la crise ….

Le Ier septembre, le « New York Sun », sous la plume de Kin Ming-liu, était pris de frayeur face au spectacle récent d’un activiste formosan pro-Pékin, dirigeant d’un parti politique local favorable à l’unification de l’île avec le Continent, qui, lors d’un talk-show assez corsé, avait mis son poing sur la figure d’un ancien député du DPP, parti au pouvoir de l’indépendantiste Chen Shui-bian, et boxé, par la même occasion, le rédacteur-en-chef du mensuel de réflexion « Contemporary ».

C’était le 24 août, et le raptus se solda par un nez cassé.

Le sujet du débat télévisé était « faut-il que le président Chen démissionne face aux allégations de corruption ? »

Le commentateur du « New York Sun » de se souvenir que ce n’était pas la première fois que des militants pro-Pékin recourraient à la violence, l’un de ses amis journalistes new-yorkais d’origine chinoise ayant été lui aussi attaqué dans un hôtel de Taipei en raison de son soutien déterminé en faveur de l’indépendance de Taiwan.

Information importante, Kin Ming-liu relate que le nouveau directeur de l’American Institute in Taiwan, Stephen Young, qui fait office d’ambassadeur des Etats-Unis, aurait, dit-on, relayé au président de l’assemblée législative formosane, un ancien vice-président du KMT, un message de Washington disant qu’à moins de preuves formelles de l’implication de M. Chen dans une série de scandales financiers et de corruption dont on l’accuse, celui-ci doit rester au pouvoir au nom de la stabilité.

En résumé « La position des USA est que Taiwan doit maintenir son statu quo » si l’on en croit la citation publiée par des journaux locaux et attribué à l’émissaire américain.
Ancien président de l’Association des Journalistes de Hong Kong, le commentateur new-yorkais qui dirige aussi l’Apple Daily dans l’ex-colonie britannique, de conclure, acerbe : « Les Bleus qui se composent principalement d’anciens du KMT comme de nouveaux, ont clairement démontré qu’ils ne constituaient pas une opposition loyale dans une société démocratique. En minant le gouvernement du DPP, qu’elle n’a jamais sincèrement reconnu, l’opposition montre sa véritable couleur – rouge. Et leur loyauté va à la Chine, pas à Taiwan ».

Dont acte.

Le bras de fer est désormais engagé entre Shih Ming-teh (施明德), qui, alors séparatiste enragé croupit 25 ans dans les geôles du KMT, avant d'être soutenu par ce même parti nationaliste désormais partisan de l'unification avec la Chine, et l'indépendantiste Chen Shui-bian, partisan d'une république de Taiwan, et non plus d'une république de Chine (nuance), présente en tant que telle au sein du concert des Nations avec son marocain au "Machin" comme disait de Gaulle.
Solide comme un ROC, Chen, le partisan du ROT, démissionnera-t-il ou ne démissionnera-t-il pas ?

Le million de signatures réunies par Shih Ming-teh alias le Mandela de Formose, et son acolyte Ma Ying-jeou (馬英九), président du KMT, réuissira-t-il à faire pencher la flèche de l'histoire dans un sens plutôt que dans un autre ?

Les paris sont ouverts. A vos boules de crystal !

Merci de votre attention.

殺懷疾 !

The Epoch Times (24/08/06)avec lien vers version chinoise.

The China Post (10/09/06)

The Taipei Times (29/08/06)

En anglais le fil des niouzes sur 施明德 (Shih Ming-teh)

En anglais les éditos sur Ma Ying-jeou (馬英九).

En chinois, les dernières nouvelles de l'affaire sur China Times news

En espagnol, le suivi de l'affaire en ligne sur Noxtrum.com .

En français sur Google.fr (Shih Ming-teh).