Thursday, October 05, 2006

Info Taiwan : Thierry Breton agent de la corruption ?



Thierry Breton, Dominique de Villepin, Laurent Fabius, DSK & consorts plus corrompus que Chen Shuibian et toute la clique à Taiwan, non cela ne se peut pas, voyons, un peu de décence ! Non, en France tout est "propre en ordre" comme on dit en Suisse où les Taiwanais, depuis le 5 septembre dernier, tentent de récupérer 520 millions de dollars de commissions manigancées par les Français dans l'affaire des Frégates Lafayette.

Grâce à Info Taiwan et « Clearstream & Fréqates: The French Corruption » vous êtes au fil de l’actualité depuis les 27 et 28 septembre. Et vous en savez bien plus qu’en compulsant vos journaux préférés, télévisés ou autres, si vous lisez avidement « Info Taiwan » depuis le 9 septembre dernier. Nos toutes premières exclusivités en français sur les rebondissements de l’affaire à Taiwan et en Suisse - voir, ci-contre, "Corruption Sans Frontières" et "La Corruption est-elle made in Taiwan ou made in France" des 24 et 24/09 -, ont été annoncées par voie de communiqués de presse sur « Categorynet » (dans les rubriques politique internationale puis infos générales) les 25 septembre et 02 octobre.

Mais, depuis avant-hier, donc le 03/10 la presse française commence à réagir face à un nouvel épisode hexagonal du feuilleton de ce parangon de la corruption « made in France ».

Ce matin le jeudi 05/10, sous le titre ronflant "La Loi de l'omerta", nos bons amis de l'hebdomadaire "Marianne" sous la plume de Juliette Loir qui fait dans le "confidentiel" alors que sa confidence est sacrément éventée depuis un moment, reviennent tambour battant sur "l'un des plus gros scandales de la Vè République" et les "pots de vin faramineux" de l'affaire des Frégates de Taiwan à l'occasion du refus de Thierry Breton de déclassifier certains documents estampillés "secret défense" et réclamés par deux juges français bien de chez nous. De rappeler qu'en "décembre 2001, Laurent Fabius, alors ministre de l'Economie, puis Francis Mer, son successeur, en juin 2002, n'avaient pas voulu déclassifier les fameux documents."

Merci.

Hier et avant-hier, le quotidien gratuit 20 Minutes se réveille avec un premier papier "Il n'y a qu'à Taiwan que l'affaire des Frégates avance" (en date du 02/10 à l'origine) puis de nouveau le même « 20 minutes » lève à nouveau le coin du voile sur l’affaire qui éclabousse la classe politique française. Le 3/10, on lit dans « 20 Minutes » :

« C'est l'affaire dans l'affaire. Où sont passés les centaines de millions d'euros de commissions issus de la vente en 1991 de six frégates par Thomson à Taïwan ? S'il est établi que des officiels locaux se sont enrichis et que des rétrocommissions sont revenues en France, la justice ignore l'identité des destinataires à Paris. » C’es tout mais c’est déjà ça. Voir aussi le même jour, "Nouveaux soubresauts dans l'affaire Clearstream".

Le 04/10 dans « 20 Minutes » voici la suite d’après une dépêche de l’AFP : « Le gouvernement français a bloqué pour la quatrième fois en cinq ans une enquête sur la vente, en 1991, de six frégates à Taïwan pour un montant 2,8 milliards de dollars » Et ainsi de suite. Cliquez sur les liens pour tout savoir.

Aujourd'hui le 05/10, "20 Minutes" publie à 10:55 un beau récapitulatif à partir d'une dépêche de l'AFP. Le lecteur notera que ces informations ont été publiées bien avant par Info Taïwan. Cliquez sur les liens concernés, ci-contre.

Juste avant le 04/10 à 13 :25 une dépêche de Reuters paru sur Boursier.com et l'Express mange un peu plus le morceau :

« L'enquête de Paris a été ouverte après la saisie en Suisse de 495 millions de dollars sur les comptes bancaires d'Andrew Wang, un intermédiaire taïwanais intervenu dans la vente.

Les juges pensent que d'importantes commissions ont été versées en marge de cette vente, vraisemblablement à des fins de corruption, à Taiwan, en Chine et peut-être en France. »

Mais, original, l’auteur du papier songe à citer le juge Thierry Jean-Pierre: « L'argent a, selon lui, bénéficié à des décideurs inconnus à Taiwan, en Chine et en France. Le 11 mai dernier, dans une interview à France Info, l'ex-ministre PS de la Défense Alain Richard a évoqué un possible financement politique en France. »

Et de bien faire le rapprochement avec l’affaire Clearstream :

« L'affaire est à l'origine du scandale sur les faux listings de l'affaire Clearstream. Ce sont en effet les identités des bénéficiaires supposés des commissions occultes des frégates que l'ex-vice président d'EADS Jean-Louis Gergorin a remis au printemps 2004 au juge Van Ruymbeke. »

D’ajouter, après avoir reconnu que François Hollande avait demandé la plus totale « transparence », sur le sujet que: « L'affaire est potentiellement explosive pour l'Etat français, visé par un procès engagé par Taiwan.

Une clause secrète du contrat entre Thomson et Taiwan, révélée lors de l'enquête judiciaire, prévoyait que l'Etat français paye de l'argent si le versement de commissions occultes était avéré. La facture potentielle est de 700 millions d'euros pour la France. »

Mazette !

De se souvenir alors d’un détail captivant : « Le juge Jean-Pierre écrivait dans son livre-enquête qu'une Chinoise, Lily Liu, avait touché et distribué une centaine de millions de dollars pour "amadouer" à Pékin le pouvoir communiste, opposé à la vente. »

Une méchante langue pourrait-elle demander, vipérine : « DSK a-t-il jamais été au courant ? » Mais, personnellement, nous n’irons pas jusque là, il va de soi !

Reuters, de son côté, va jusqu’à faire se souvenir à ses lecteurs qu’ « En France, un petit épisode est apparu à travers l'affaire Elf. Christine Deviers-Joncour, maitresse de l'ex-ministre PS des Affaires étrangères Roland Dumas, et Alfred Sirven, dirigeant d'Elf, demandaient de l'argent à Thomson pour leur supposée intervention dans la vente, qui semble imaginaire. »

Allons, bon. Et de conclure par ses lignes assassines :

« Plusieurs morts violentes ont émaillé l'affaire, notamment celle de Thierry Imbot, ex-agent des services secrets français à Taiwan, tombé par la fenêtre de son logement parisien le 10 octobre 2000, et celle d'un ex-cadre de Thomson ayant négocié le contrat, Jacques Morisson, tombé lui aussi de la fenêtre de son appartement, le 18 mai 2001, à Neuilly-sur-Seine. »

En conclusion aucune information original par rapport aux informations qu’Info Taiwan et associés vous ont permis de découvrir bien avant. Et, jusqu'ici pas un mot de la campagne anti-corruption qui déferle sur Taiwan, la commission rogatoire internationale arrivée le 5 septembre en Suisse pour récupérer les 520 millions de dollars de commissins gelées ...

Quoi de neuf, sinon sur le front de la corruption frégatière ?

Le 04/10 à 11 :49, Le Nouvel Obs met en ligne son « Frégates, secret défense maintenu », avec cette coda «L'affaire est devenue "affaire d'Etat" avec la mise en cause de l'exécutif en 2004." De l'exécutif français, pas de l'exécutif taïwanais, s'entend !

Dès le 30/09, Le Monde annonçait l’avis défavorable rendu par l'organisme ad hoc « La commission avait été saisie, le 15 juin, par le Premier ministre Dominique de Villepin, dont dépend le SGDN, d'une demande, datée du 2 juin, de déclassification des juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons, en charge de l'information judiciaire ouverte pour "dénonciation calomnieuse et faux et usage de faux" dans l'affaire Clearstream."

Voilà, le Secrétariat général de la Défense nationale qui est mouillé dans l'affaire (Clearstream, Frégates, autres) jusqu'à la ligne de flottaison dépend du Premier Ministre dont dépendent tous les autres ministres, y compris des Finances, Premier Ministre actuel qui fut le bon ami de Jean-Louis Gergorin et du Général Philippe Rondot qui dépendait lui d'un ministre de la défense qui lui dépend de l'Hôtel Matignon. Entre gens du monde on se comprend à demi-mot, et puis, avouons-le, il ne faut pas se leurrer, on dépend beaucoup des uns des autres ...

Le quotidien Le Monde de pousuivre : "Cette demande concerne des documents, courriers ou CD-ROM anonymes adressés à Renaud Van Ruymbeke, premier juge d'instruction au TGI de Paris, dans l'affaire des frégates de Taiwan."

Avec cette précision qui vaut de l'or :

"Dans ces listings calomnieux, les noms de personnalités politiques, du monde économique et du renseignement étaient cités à tort comme ayant perçu de l'argent en marge de la vente des frégates de Taïwan en 1991. »

Le lecteur notera que les listings sont qualifiés de « calomnieux » alors que l’affaire n’a pas été jugée ! C'est peut-être aller un peu vite en besogne. Mais nul doute qu'en ce très respectable quotidien vespéral on ait le don de double vue .....

Mais que veulent les juges ? "un disque dur d'ordinateur saisi le 30 mars au SGDN. Ce service du Premier ministre abrite les bureaux d'Alain Juillet, haut responsable de l'intelligence économique du gouvernement et ex-directeur du renseignement extérieur à la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) de novembre 2002 à décembre 2003."

Toute l'affaire est parfaitement cohérente: Greenpeace, Frégates, Clearstream & C° la DGSE a trempé les doigts dans la confiotte.

La CCSDN considère, dans son avis, que le disque dur "fait partie d'un réseau protégé entièrement classifié dont les données sont intégralement couvertes par le secret de la défense nationale".

Le 03/10 Le Monde titrait "Les juges de Clearstream entendus sur la violation du secret de l'enquête" à partir d’une dépêche de l’AFP mise en ligne à 13 :47.

"Les juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons ont été entendus au mois de juin par leurs collègues du pôle financier du tribunal de Paris en charge de l'instruction sur la violation du secret de l'enquête dans l'affaire Clearstream, a-t-on appris mardi de sources proches du dossier.

Les deux magistrats ont répondu, en tant que témoins, aux questions des juges Françoise Desset et Thomas Cassuto en charge depuis mai 2006 d'une information judiciaire ouverte à la suite de la parution dans la presse de pièces du dossier, parfois in extenso.

Cette information judiciaire a été ouverte à la demande du Garde des Sceaux, Pascal Clément.»

Des pièces du dossier in extenso dans vos journaux, effectivement, ça fait désordre. Quant à savoir si "on" a palpé des rétrocommissions dans l'affaire des Frégates voire aussi dans le cadre d'une vente ultérieure d'avions de guerre, et qui est "on", par exemple un parti politique (ou deux...)français, ou un ou deux (voire plus) hautes figures de l'arène politique française, circulez, contribuables, il n'y a rien à voir.

Là, plus aucun doute, les morts ne parleront pas. Et on voit mal les autres trépigner d'envie d'aller les rejoindre !

Merci de votre attention.

殺懷疾 !

Toujours rien sur la campagne anti-corruption à Taiwan et la commission rogatoire internationale lancée par les autorités de l’ île dite « rebelle » pour récupérer 520 millions de dollars de commissions gelés en Suisse et remise le 05 septembre aux autorités helvétiques (Cf. Matinternet le 09/09/2006 en ligne).

Dans le Taipei times en anglais, le programme de Chen Shui-bian : constitution, indépendance, intégration aux Nations unies avec en prime un référendum sur la récupération des avoirs du KMT !

La Central News Agency sur la campagne anti-Chen. Autres sources : The Hong Kong Standard, The Liberty Times, Radio Taiwan International, BCC, MacroView TV, TVBS sur The United Daily News, les actualités en direct de Taiwan (mais en chinois...) !

Reportage photo dans le Mingpao & sur InfoTaiwan .

Info, Presse & Médias :聯合新聞網, 世界新聞網, 星州日報, 新聞中心, 東森新聞報, 自立晚報, + InfoTaiwan.

1 Comments:

Anonymous Libre Opinion said...

Les électeurs et contribuables français ne peuvent qu'être effondrés face à une telle corruption de la part de leurs élites et édiles. Et, oui, quelle leçon la jeune démocratie taïwanaise ne nous donne-t-elle pas en brandissant bien haut le flambeau de la lutte contre cette corruption que la France a tant encouragée en son sein. A quand un tel mouvement populaire au pays des droits de l'homme ?!

1:25 AM  

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