Sunday, September 24, 2006

Info Taiwan: Is corruption "made in Taiwan" or "made in France" ?


La vague contre la corruption à Taiwan et le scandale des Frégates Lafayette.


Samedi 23/09/2006, Philippe Brunet-Lecomte sur son blogue de « Lyon Mag » revient l’affaire «Clearstream» où la fine fleur de la politique et des affaires s’est trouvé mouillée dans un vaste réseau de corruption qui, bien entendu, on s’en doute, n’était qu’une sordide invention d’esprits mal tournés. Si mal tournés qu'un ponte de la banque vient d'être à son tour épinglé comme le relate le même Lyon Mag dans un précédent numéro.

Après avoir épluché les 200 pages de « Règlements de comptes à l’Elysée », redevables à deux investigateurs de l’Express, Philippe Brunet Lecomte met les pieds dans le plat : « … en arrière-plan un énorme scandale jamais élucidé : la vente des fameuses frégates françaises à Taiwan pour 16 milliards. Dont 3 milliards de commission ou plus exactement de “rétro-commissions”, parce que cet argent est revenu en France, sans doute dans la caisse des partis politiques. »

Doux Jésus, nous y revoilà ! Le rapport entre la France et Taiwan, c’est l’affaire des Frégates Lafayette, avec à la clef l’Opération Bravo et Christine Deviers-Joncours en Matahari à la solde d’Alfred Sirven à l’époque chez ELF (voir plus bas Info Taiwan : Chen mis à bas par Shih?).

Qu'en dire ? Sinon que « …surtout une question reste en suspens : qui a empoché les 3 milliards de Taiwan ? » comme le conclut avec force à-propos le collègue blogueur.

Or, notre ami de plume oublie (ou ne sait pas) que Taiwan vient justement de réclamer les « milliards » en question sous forme de 520 millions de $ gelés sur un compte en Suisse. Le 5 septembre la commission rogatoire internationale était dûment remise entre les mains des magistrats helvètes. Le 8 « Matinternet », au Canada, annonçait la nouvelle en français, nouvelle confirmée le lendemain par « Romandie News ». Le 9, en chinois, commençait le « siège » du Palais présidentiel à Taiwan pour exiger la démission du président accusé de … corruption !

Seigneur ! Il ne ferait point bon de gloser sur tout cela dans notre bonne presse, alors que, coïncidence, on apprend le 23 septembre qu’une grosse banque russe vient de prendre une participation dans le groupe EADS. D’ailleurs, à Compiègne, Vladimir Poutine, qui passait par là, a tenu à rassurer Jacques Chirac, les banquiers russes n’ont pas l’intention d’influer en quoi que ce soit sur la marche du consortium européen leadeur sur le marché mondial de l’aviation commerciale avec le géant américain Boeing.

Et dire, qu’à l’origine de l’affaire « Clearstream », prétendue lessive luxembourgeoise aux mains de nos partenaires allemands, gisait une information sensible selon laquelle un vaste réseau de corruption aurait été actif dans le « blanchiment » de certaines « rétro-commissions » de la « Taiwan Connection » pour reprendre le titre de l’ouvrage du défunt juge Thierry Jean-Pierre au sujet de ce scandale des scandales.

Ce qui est captivant, c’est qu’à l’origine donc, toute l’affaire dite « Clearstream » partant du Consortium EADS à Toulouse, fut évoquée l’implication d’une filière de la mafia russe …. Allons ! Allons !

Et au moment où Taiwan exige de récupérer les 520 millions de $ de rétro-commissions en Suisse, on apprend qu’une banque russe a fait main basse sur une partie du consortium aéronautique et aérospatial européen dont un vice-président, Jean-Louis Gergorin, était le méchant « corbeau » d'une bien sordide manipulation.

Il n’y a pas si longtemps de cela, certaines langues de vipère allèrent jusqu’à accuser l'honnête chambre de compensation bancaire « Clearstream » d’accueillir en le sein de ses coffres un colossal trésor de guerre laissé là par quelques potentats de cercles politico-affairistes … russes.

C'est une manie ou quoi, j'en ai le tourni.

Chacun sait que la mafia russe est une pure invention de l’esprit tout comme la mafia ukrainienne dont des anciennes huiles du KGB reconvertis dans le négoce des armements depuis le Khazaksthan (et autres) vers les théâtres d’intervention conflictuels un peu partout autour de la planète, ont donné bien du fil à retordre aux enquêteurs de l’Interpol, Victor Bout et Léonid Minine pour ne pas les nommer.

Comme quoi le monde est petit, surtout lors du mini-sommet de Compiègne, ce samedi 23/09/2006, où l’Allemande Angela Merkel pouvait espérer un nouveau baisemain du Français Jacques Chirac sous l’œil attendri du Russe Vladimir Poutine, mais œil néanmoins rivé sur une prise de participation avec éventuelle minorité de blocage dans le consortium franco-allemand EADS.

Elle est pas belle la vie !

殺懷疾 !

2006/09/24 à 20:00 heure locale.

Voici les traces de l'info du 08/09/2006 sur le rappel de Taiwan auprès des autorités helvètes des 520 millions $ de l'affaire des Frégates Lafayette, le scandale des scandales de la corruption organisée étatique et conduite sous la houlette des plus hautes autorités françaises tant dans l'administration que le monde des affaires.

En anglais le 08/09 Swissinfo, Defense Industry Daily, The China Post, The Bangkok Post, The Taipei Times, le 10/09

En prime "France Fin de régime" aussi en anglais chez Bloomberg.

Mais en français à part "Matinternet" au Canada et Romandie News en Suisse, j'ai bien du mal à trouver. Même en anglais d'ailleurs cela n'a pas été facile ! Si ça se trouve JFK a publié un papier sur le sujet dans "Marianne" mais il n'est pas accessible en ligne, allez savoir ! A moins que dans l'Express ou le Nouvel Obs une brève cachée sous une pile de dépêches ....

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