Info Taiwan

Thursday, October 05, 2006

Info Taiwan : Thierry Breton agent de la corruption ?



Thierry Breton, Dominique de Villepin, Laurent Fabius, DSK & consorts plus corrompus que Chen Shuibian et toute la clique à Taiwan, non cela ne se peut pas, voyons, un peu de décence ! Non, en France tout est "propre en ordre" comme on dit en Suisse où les Taiwanais, depuis le 5 septembre dernier, tentent de récupérer 520 millions de dollars de commissions manigancées par les Français dans l'affaire des Frégates Lafayette.

Grâce à Info Taiwan et « Clearstream & Fréqates: The French Corruption » vous êtes au fil de l’actualité depuis les 27 et 28 septembre. Et vous en savez bien plus qu’en compulsant vos journaux préférés, télévisés ou autres, si vous lisez avidement « Info Taiwan » depuis le 9 septembre dernier. Nos toutes premières exclusivités en français sur les rebondissements de l’affaire à Taiwan et en Suisse - voir, ci-contre, "Corruption Sans Frontières" et "La Corruption est-elle made in Taiwan ou made in France" des 24 et 24/09 -, ont été annoncées par voie de communiqués de presse sur « Categorynet » (dans les rubriques politique internationale puis infos générales) les 25 septembre et 02 octobre.

Mais, depuis avant-hier, donc le 03/10 la presse française commence à réagir face à un nouvel épisode hexagonal du feuilleton de ce parangon de la corruption « made in France ».

Ce matin le jeudi 05/10, sous le titre ronflant "La Loi de l'omerta", nos bons amis de l'hebdomadaire "Marianne" sous la plume de Juliette Loir qui fait dans le "confidentiel" alors que sa confidence est sacrément éventée depuis un moment, reviennent tambour battant sur "l'un des plus gros scandales de la Vè République" et les "pots de vin faramineux" de l'affaire des Frégates de Taiwan à l'occasion du refus de Thierry Breton de déclassifier certains documents estampillés "secret défense" et réclamés par deux juges français bien de chez nous. De rappeler qu'en "décembre 2001, Laurent Fabius, alors ministre de l'Economie, puis Francis Mer, son successeur, en juin 2002, n'avaient pas voulu déclassifier les fameux documents."

Merci.

Hier et avant-hier, le quotidien gratuit 20 Minutes se réveille avec un premier papier "Il n'y a qu'à Taiwan que l'affaire des Frégates avance" (en date du 02/10 à l'origine) puis de nouveau le même « 20 minutes » lève à nouveau le coin du voile sur l’affaire qui éclabousse la classe politique française. Le 3/10, on lit dans « 20 Minutes » :

« C'est l'affaire dans l'affaire. Où sont passés les centaines de millions d'euros de commissions issus de la vente en 1991 de six frégates par Thomson à Taïwan ? S'il est établi que des officiels locaux se sont enrichis et que des rétrocommissions sont revenues en France, la justice ignore l'identité des destinataires à Paris. » C’es tout mais c’est déjà ça. Voir aussi le même jour, "Nouveaux soubresauts dans l'affaire Clearstream".

Le 04/10 dans « 20 Minutes » voici la suite d’après une dépêche de l’AFP : « Le gouvernement français a bloqué pour la quatrième fois en cinq ans une enquête sur la vente, en 1991, de six frégates à Taïwan pour un montant 2,8 milliards de dollars » Et ainsi de suite. Cliquez sur les liens pour tout savoir.

Aujourd'hui le 05/10, "20 Minutes" publie à 10:55 un beau récapitulatif à partir d'une dépêche de l'AFP. Le lecteur notera que ces informations ont été publiées bien avant par Info Taïwan. Cliquez sur les liens concernés, ci-contre.

Juste avant le 04/10 à 13 :25 une dépêche de Reuters paru sur Boursier.com et l'Express mange un peu plus le morceau :

« L'enquête de Paris a été ouverte après la saisie en Suisse de 495 millions de dollars sur les comptes bancaires d'Andrew Wang, un intermédiaire taïwanais intervenu dans la vente.

Les juges pensent que d'importantes commissions ont été versées en marge de cette vente, vraisemblablement à des fins de corruption, à Taiwan, en Chine et peut-être en France. »

Mais, original, l’auteur du papier songe à citer le juge Thierry Jean-Pierre: « L'argent a, selon lui, bénéficié à des décideurs inconnus à Taiwan, en Chine et en France. Le 11 mai dernier, dans une interview à France Info, l'ex-ministre PS de la Défense Alain Richard a évoqué un possible financement politique en France. »

Et de bien faire le rapprochement avec l’affaire Clearstream :

« L'affaire est à l'origine du scandale sur les faux listings de l'affaire Clearstream. Ce sont en effet les identités des bénéficiaires supposés des commissions occultes des frégates que l'ex-vice président d'EADS Jean-Louis Gergorin a remis au printemps 2004 au juge Van Ruymbeke. »

D’ajouter, après avoir reconnu que François Hollande avait demandé la plus totale « transparence », sur le sujet que: « L'affaire est potentiellement explosive pour l'Etat français, visé par un procès engagé par Taiwan.

Une clause secrète du contrat entre Thomson et Taiwan, révélée lors de l'enquête judiciaire, prévoyait que l'Etat français paye de l'argent si le versement de commissions occultes était avéré. La facture potentielle est de 700 millions d'euros pour la France. »

Mazette !

De se souvenir alors d’un détail captivant : « Le juge Jean-Pierre écrivait dans son livre-enquête qu'une Chinoise, Lily Liu, avait touché et distribué une centaine de millions de dollars pour "amadouer" à Pékin le pouvoir communiste, opposé à la vente. »

Une méchante langue pourrait-elle demander, vipérine : « DSK a-t-il jamais été au courant ? » Mais, personnellement, nous n’irons pas jusque là, il va de soi !

Reuters, de son côté, va jusqu’à faire se souvenir à ses lecteurs qu’ « En France, un petit épisode est apparu à travers l'affaire Elf. Christine Deviers-Joncour, maitresse de l'ex-ministre PS des Affaires étrangères Roland Dumas, et Alfred Sirven, dirigeant d'Elf, demandaient de l'argent à Thomson pour leur supposée intervention dans la vente, qui semble imaginaire. »

Allons, bon. Et de conclure par ses lignes assassines :

« Plusieurs morts violentes ont émaillé l'affaire, notamment celle de Thierry Imbot, ex-agent des services secrets français à Taiwan, tombé par la fenêtre de son logement parisien le 10 octobre 2000, et celle d'un ex-cadre de Thomson ayant négocié le contrat, Jacques Morisson, tombé lui aussi de la fenêtre de son appartement, le 18 mai 2001, à Neuilly-sur-Seine. »

En conclusion aucune information original par rapport aux informations qu’Info Taiwan et associés vous ont permis de découvrir bien avant. Et, jusqu'ici pas un mot de la campagne anti-corruption qui déferle sur Taiwan, la commission rogatoire internationale arrivée le 5 septembre en Suisse pour récupérer les 520 millions de dollars de commissins gelées ...

Quoi de neuf, sinon sur le front de la corruption frégatière ?

Le 04/10 à 11 :49, Le Nouvel Obs met en ligne son « Frégates, secret défense maintenu », avec cette coda «L'affaire est devenue "affaire d'Etat" avec la mise en cause de l'exécutif en 2004." De l'exécutif français, pas de l'exécutif taïwanais, s'entend !

Dès le 30/09, Le Monde annonçait l’avis défavorable rendu par l'organisme ad hoc « La commission avait été saisie, le 15 juin, par le Premier ministre Dominique de Villepin, dont dépend le SGDN, d'une demande, datée du 2 juin, de déclassification des juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons, en charge de l'information judiciaire ouverte pour "dénonciation calomnieuse et faux et usage de faux" dans l'affaire Clearstream."

Voilà, le Secrétariat général de la Défense nationale qui est mouillé dans l'affaire (Clearstream, Frégates, autres) jusqu'à la ligne de flottaison dépend du Premier Ministre dont dépendent tous les autres ministres, y compris des Finances, Premier Ministre actuel qui fut le bon ami de Jean-Louis Gergorin et du Général Philippe Rondot qui dépendait lui d'un ministre de la défense qui lui dépend de l'Hôtel Matignon. Entre gens du monde on se comprend à demi-mot, et puis, avouons-le, il ne faut pas se leurrer, on dépend beaucoup des uns des autres ...

Le quotidien Le Monde de pousuivre : "Cette demande concerne des documents, courriers ou CD-ROM anonymes adressés à Renaud Van Ruymbeke, premier juge d'instruction au TGI de Paris, dans l'affaire des frégates de Taiwan."

Avec cette précision qui vaut de l'or :

"Dans ces listings calomnieux, les noms de personnalités politiques, du monde économique et du renseignement étaient cités à tort comme ayant perçu de l'argent en marge de la vente des frégates de Taïwan en 1991. »

Le lecteur notera que les listings sont qualifiés de « calomnieux » alors que l’affaire n’a pas été jugée ! C'est peut-être aller un peu vite en besogne. Mais nul doute qu'en ce très respectable quotidien vespéral on ait le don de double vue .....

Mais que veulent les juges ? "un disque dur d'ordinateur saisi le 30 mars au SGDN. Ce service du Premier ministre abrite les bureaux d'Alain Juillet, haut responsable de l'intelligence économique du gouvernement et ex-directeur du renseignement extérieur à la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) de novembre 2002 à décembre 2003."

Toute l'affaire est parfaitement cohérente: Greenpeace, Frégates, Clearstream & C° la DGSE a trempé les doigts dans la confiotte.

La CCSDN considère, dans son avis, que le disque dur "fait partie d'un réseau protégé entièrement classifié dont les données sont intégralement couvertes par le secret de la défense nationale".

Le 03/10 Le Monde titrait "Les juges de Clearstream entendus sur la violation du secret de l'enquête" à partir d’une dépêche de l’AFP mise en ligne à 13 :47.

"Les juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons ont été entendus au mois de juin par leurs collègues du pôle financier du tribunal de Paris en charge de l'instruction sur la violation du secret de l'enquête dans l'affaire Clearstream, a-t-on appris mardi de sources proches du dossier.

Les deux magistrats ont répondu, en tant que témoins, aux questions des juges Françoise Desset et Thomas Cassuto en charge depuis mai 2006 d'une information judiciaire ouverte à la suite de la parution dans la presse de pièces du dossier, parfois in extenso.

Cette information judiciaire a été ouverte à la demande du Garde des Sceaux, Pascal Clément.»

Des pièces du dossier in extenso dans vos journaux, effectivement, ça fait désordre. Quant à savoir si "on" a palpé des rétrocommissions dans l'affaire des Frégates voire aussi dans le cadre d'une vente ultérieure d'avions de guerre, et qui est "on", par exemple un parti politique (ou deux...)français, ou un ou deux (voire plus) hautes figures de l'arène politique française, circulez, contribuables, il n'y a rien à voir.

Là, plus aucun doute, les morts ne parleront pas. Et on voit mal les autres trépigner d'envie d'aller les rejoindre !

Merci de votre attention.

殺懷疾 !

Toujours rien sur la campagne anti-corruption à Taiwan et la commission rogatoire internationale lancée par les autorités de l’ île dite « rebelle » pour récupérer 520 millions de dollars de commissions gelés en Suisse et remise le 05 septembre aux autorités helvétiques (Cf. Matinternet le 09/09/2006 en ligne).

Dans le Taipei times en anglais, le programme de Chen Shui-bian : constitution, indépendance, intégration aux Nations unies avec en prime un référendum sur la récupération des avoirs du KMT !

La Central News Agency sur la campagne anti-Chen. Autres sources : The Hong Kong Standard, The Liberty Times, Radio Taiwan International, BCC, MacroView TV, TVBS sur The United Daily News, les actualités en direct de Taiwan (mais en chinois...) !

Reportage photo dans le Mingpao & sur InfoTaiwan .

Info, Presse & Médias :聯合新聞網, 世界新聞網, 星州日報, 新聞中心, 東森新聞報, 自立晚報, + InfoTaiwan.

Wednesday, October 04, 2006

Info Taiwan: L'île rebelle envahit le Continent par les airs, la Chine répond du tac au tac.


Le 29 septembre EVA AIR débarquait un premier contingent sur Shanghai depuis Taipei. Il était 13:30 locales à l'aéroport de Pudong. Aucun incident n'était toutefois à reporter. Au contraire. La presse chinoise publie des clichés de visages chinois ravis voire enchantés face à l'arrivée massive de "compatriotes" en provenance de l'autre rive ou, comme l'on dit, de l'autre côté du détroit.

Autrement dit, du gâteau !

Des moyens civils considérables ont été mis en oeuvre pour l'occasion par l'îlot formosan actuellement déstabilisé par une campagne anti-corruption ainsi que des vélléités d'indépendance, China Airlines, Mandarin Airlines, TransAsia Airways et Far East Air Transport Corp participant, dit-on, à l’opération qui voit donc les "rebelles" taiwanais débarquer en masse sur le Continent.

5 Compagnies aériennes de la RPC ont immédiatement riposté à cet envahissement subit par l'expédition de leurs propres contingents essentiellement composés d'hommes d'affaires.

En effet, c'est la Fête de la Mi-Automne ou Fête de la Lune, le 6 octobre en cet an 2006, et pour la première 12 compagnies aériennes ont été autorisées à affrêter des vols directs nolisés entre Taiwan et la Chine.

Plus besoin de faire escale à Hong Kong !

1 million de Taiwanais séjournent ou travaillent en Chine et les 22 millions qui restent sur l'île "rebelle" les attendent à la maison pour ces fêtes de la mi-automne. Alors, pour l'heure, les compatriotes du Continent mettent les petits plats dans les grands : la compagnie Eastern Airlines, de Shanghai, s'est préparée. « Pour la nourriture, nous avons préparé des gâteaux de la fête de la Lune, ce qui symbolise le rassemblement familial. Nous avons préparé aussi des canards et d'autres spécialités chinoises. Notre charter est décoré différemment de la fête du Printemps."

Les vols charters pour la Fête de la Lune ont débuté le 29 septembre et s'arrêteront le 13 octobre. Le 1er octobre c'était la fête nationale à Pékin, le 10 octobre ou Double Dix, ce sera la fête nationale à Taipei, et, au beau milieu hasard du calendrier, la Fête de la Lune le 6.

Joyeuses fêtes à toutes et à tous. On chante, on danse, on rit, elle est pas belle la vie !

Merci de votre attention.

殺懷疾 !


Sources : Radio Chine internationale, Taiwan Info, China News.

Bonne nouvelle sur Categorynet.com : Pour la première fois depuis 1949, des vols médicalisés directs survolent le Détroit de Taïwan. International SOS est le premier assisteur à établir une passerelle médicale aérienne d’urgence entre les deux rives du Détroit de Taïwan. Bravo International SOS.

Friday, September 29, 2006

Info Taiwan : La Chine va-t-elle envahir Taiwan ?


Lors de la célébration du 20è anniversaire du DPPP (Parti démocrate-progressiste), Chen Shui-bian, selon Taiwan Info ce jour le vendredi 29/09, s'est exprimé sans ambages : « Taiwan est Taiwan, la Chine est la Chine, a-t-il martelé. Certains voudraient utiliser des mots différents pour décrire cette situation, mais je crois que la plupart des gens savent maintenant que Taiwan et la Chine sont deux pays totalement différents."

Mis en cause par la campagne anti-corruption menée par l'opposition nationaliste et "unioniste" (KMT), Chen Shui-bian a réitéré sa volonté de faire entrer aux Nations unies l'île qualifiée par Pékin de "rebelle" comme un état indépendant qui réponde au nom de Taïwan (voir la dépêche de l'AFP dans The Hong Kong Standard).

« Nous avons désespérément besoin d’une nouvelle Constitution », a continué le chef de l’Etat, relate Taïwan Info, avant de revenir sur le droit des Taïwanais à être représentés aux Nations unies, soulignant l’erreur de Tchang Kaï-chek qui refusa en 1971 de partager le siège de la Chine à l’Onu avec la République populaire de Chine –la Chine communiste." Fin de citation.

Bien entendu, Pékin ne partage pas cet avis, lien s'en faut, et déploie toute une campagne internationale dans les médias pour s'opposer à toute velléité dite "séparatiste" ou "sécessionniste" de la part de la belle île située sur l'autre rive du détroit de tous les dangers.

Le 13 juin 2004, Checkpoint-online reproduisait en Suisse un scénario catastrophe élaboré par le correspondant en Asie du Jane's Defence Weekly, une autorité en matière de conflits armés au travers de notre vaste monde. Une étude initialement publiée dans l'Asia Times le 10 avril 2004 sous la plume de Wendell Minnick.

Selon ce scénario qui date donc d'il ya deux ans, 2006 allait être l'année de tous les dangers pour Taiwan face à la menace d'une invasion éclair chinoise. Et c'est vrai on sait aujourd'hui que Pékin a dressé moult missiles en direction de la verdoyante Formose et que des sous-marins de l'APL croisent dans le fameux détroit de l'entre Deux Rives.

La RPC va-t-elle alors se livrer à un assaut amphibie à large échelle comme lors du débarquement des forces alliées en Normandie ? Ce n'est pas là la vision des choses du Jane's Defence Weekly le 13 juin 2004 qui voit Pékin opter pour une stratégie dé décapitation: "court-circuiter les systèmes de commandement et contrôle, anéantir les centres nerveux dans tout le pays et laisser l'adversaire désespérément perdu".

Pourquoi pas ? Car comme le dit le proverbe, renchérit le Jane's à la suite de l'Asia Times, "tout ce dont la Chine a besoin, c'est de prendre le centre du pouvoir, la capitale et ses dirigeants".

Les observateurs pourraient dès lors se poser la question de savoir si ce n'est pas là la mission dévolue à l'activiste Shih Ming-teh et à son "armée rouge", comme l'écrivent le Wen Weipo ou le Mingpao à Hong Kong, de protestataires anti-corruption acharnés à obtenir coûte que coûte la démission du président indépendantiste.

Pour le Jour de la Fête nationale, le Double Dix, en octobre, le chantre de la campagne anti-Chen qui déferle à partir d'aujourd'hui même sur toute l'île pendant huit jours ininterrompus, ne prévoit-il point d'assiéger ni plus ni moins le Palais présidentiel jusqu'à ce que démission s'en suive....

Et si pour couper l'herbe sous le pied des conspirateurs, l'assiégé prononçait brutalement l'indépendance de l'île de beauté extrême-orientale ?

D'après les propos entérinés par le Jane's en 2004, "si la Chine décide d'employer la force ...., la meilleure opportunité pourrait se situer en 2006". En effet, selon cette source, "cela laisserait à la Chine deux ans pour réparer les dégâts avant les Jeux olympiques d'été de 2008".

Alors, doit-on s'attendre, en cas de rebuffade du Camp Vert, à un assaut aéroporté sur Taipeh par le 15è Corps aéroporté chinois (basé à Changchun)et ses 3 divisions (43e, 44e et 45e) ? Ainsi qu’à une attaque complémentaire sur Linkou, Taoyuan et Ilian comme l'avançaient en 2004 les oiseaux de mauvaise augure ?

Pour l'heure les signes de bonne volonté, certes, se multiplient entre les Deux Rives mais cela semble en rien infléchir la détermination de Chen Shui-bian à affirmer son projet d'indépendance qu'il sait soutenu par au moins 60% de la population insulaire.

"Des forces spéciales prépositionnées, introduites à Taiwan des mois auparavant, assassineraient des dirigeants-clefs", poursuit l'article publié dans le Jane's en 2004, " et attaqueraient des installations de détection et de communication dans toute l'île quelques heures avant l'attaque principale".

Les amateurs de journalisme à sensation, nostalgiques du 9/11 et autres, y trouveront leur compte, surtout avec la "disparition" constatée tout récemment de 1.000 pêcheurs venus du Continent et munis de faux-papiers grâce à des complicités insulaires !

Maintenant, certains dignitaires politiques américains viennent de réitérer, face aux déclarations abruptes du chef du Camp Vert à Formose, que l'Oncle Sam ne soutenait pas l'idée d'un Taiwan indépendant de la Chine. Et on voit mal, le Japon, la Corée du Sud ou quiconque d'autre dans la région, aller à l'encontre de l'humeur en vogue dans les alentours de la Maison blanche.

Merci de votre attention.

殺懷疾 !

vendredi 29/09/2006 à 16 : 54 heure locale de Paris.

Dans le Taipei times en anglais, le programme de Chen Shui-bian : constitution, indépendance, intégration aux Nations unies avec en prime un référendum sur la récupération des avoirs du KMT !

La Central News Agency sur la campagne anti-Chen. Autres sources : The Hong Kong Standard, The Liberty Times, Radio Taiwan International, BCC, MacroView TV, TVBS sur The United Daily News, les actualités en direct de Taiwan (mais en chinois...) !

Reportage photo dans le Mingpao & sur InfoTaiwan .

Info, Presse & Médias :聯合新聞網, 世界新聞網, 星州日報, 新聞中心, 東森新聞報, 自立晚報, + InfoTaiwan.

Thursday, September 28, 2006

Info Taiwan: Lafayette les revoici, les revoilà, nos frégates !


Voilà, ça vient de tomber sur mon téléscripteur, la Central News Agency publie ce soir (à minuit heure de Taipei) deux dépêches successives sur le scandale des Frégates Lafayette où la crème politique hexagonale serait, dit-on, compromise jusqu'au cou.

Le ministère public formosan fait donc savoir en cejeudi 28/09 que l'enquête continue pour savoir si d'autres indélicatesses ont été commises dans le cadre de l'Opération Bravo et si d'autres complices ont participé àleur éventuelle commission.

L'affaire n'est donc pas enterrée. En France, l'affaire a soudain refait surface cettte année avec le scandale Clearstream. Et puis, omerta oblige, silence radio.

On comprend pourquoi nos "journalistes" boudent les informations colorées sur les avatars actuels de la jeune démocratie taiwanaise qui, en passant, donne une sacrée leçon tant à ses frères ennemis de Pékin que ses lointains amis de Paris.

Selon donc The Central News Agency à Taipei, l’enquête du procureur de Taipei sur le scandale des Frégates Lafayette vendues par la France à Taiwan en 1991 n’a pas encore permis de dresser une liste de suspects ayant pu recevoir des commissions illégales.

Quoi qu’il en soit, le 28 septembre 2006, le procureur formosan prononçait 8 mises en accusation au chef de corruption : Andrew Wang, l’agent local de Thomson CSF devenu depuis Thalès, ainsi que toute sa famille, Yeh Hsiu-chen son épouse donc et leur quatre enfants.

Ces six-là sont en Europe pour échapper aux poursuites.

Les deux autres accusés sont un ancien officier de la marine formosane, Kuo Li-heng, déjà mis sous les verrous depuis des années dans une autre affaire de corruption, et son frère Kuo Wen-tien.

Une peine de prison à vie a été requise contre Andrew Wang qui s’est enfui de Taiwan après le décès du capitaine de la marine formosane Yin Chin-feng, décès survenu dans des circonstances suspectes alors que l’officier avait alerté les autorités sur ses collègues qui recevaient censément des commissions illégales dans le cadre du contrat des Frégates Lafayette. Depuis septembre 2000, Andrew Wang est recherché pour meurtre.

Des peines de 11 à 20 ans d’emprisonnement ont été demandées par le procureur contre les autres protagonistes officiellement mis en accusation.

Dans ce scandale de corruption, pas moins de 60 comptes bancaires furent ouverts tant en Europe qu’en Asie pour blanchir les 520 millions de $ de commissions illégales. L’opération de blanchiment ayant impliqué une dizaine de pays, l’enquête n’exclut pas l’éventualité qu’une somme encore plus importante d’argent sale reste ignorée.

Selon les enquêteurs, plus de 633 millions de $ ont été au total gelés sur 33 comptes bancaires suisses ouverts sous les noms des deux principaux accusés Wang et Kuo.

En dépit de spéculations sur la possible compromission de hauts responsables du parti nationaliste (KMT) au gouvernement à l’époque, aucun d’entre eux, notamment l’ex-président Lee Teng-hui et l’ex-chef d’état major général Hau Pei-tsun ne font pas l’objet de poursuites.

Sofia Wu pour The Central News Agency rappelle que c’est en août 2000 que le groupe spécial d’enquête placé sous l’autorité du bureau du procureur général taïwanais a été formé peu après la décision du Democratic Progressive Party, juste parvenu au pouvoir, d’enquêter sur les deux affaires sensibles liées au contrat des Frégates Lafayette : la mort « mystérieuse » du capitaine Ying et les commissions illégales alléguées.

En juillet 2001, cette première partie de l’enquête aboutissait à la mise en examen de plusieurs amiraux et officiers de marine au chef de corruption. La procédure judiciaire est toujours en cours.

La seconde partie de l’enquête a été longtemps retardée en raison des difficultés rencontrées pour accéder aux comptes en banque des principaux suspects ouverts à l’étranger. Ce n’est qu’à la fin de 2005 que les enquêteurs formosans purent avoir accès à ces comptes en Suisse, après la signature d’un pacte d’entraide judiciaire entre les autorités taïwanaises et helvètes, Andrew Wang ayant par ailleurs reçu du premier ministre formosan de l’époque (Frank Hsieh) une lettre qui assurait à l’accusé qu’il ne serait pas condamné à la peine de mort.

Pour l’agence centrale de presse à Taipei, Sofia Wu précise que le contrat des Frégates Lafayette passé « entre Taiwan et la France bannissait clairement tout paiement de commissions ou de rétrocommissions ».

Ajoutant que l’enquête, selon les autorités compétentes, allait se poursuivre pour déterminer si Andrew Wang avait eu des complices et « savoir si d’autres contrats d’armements entre Taiwan et la France, dont le contrat portant sur les Mirage 2000-5, avaient impliqué des scandales financiers similaires ».

De son côté Taiwan News, le 29/09 à 01 : 44 du matin heure de Taipei (19 : 44 heure de Paris le 28/09) rappelait, dans une dépêche plus succincte, que « la mort du capitaine Yin avait poussé les autorités à rechercher de possible irrégularités et à enquêter sur des responsables qui auraient pu tirer profit du contrat Lafayette comme d’autres contrats d’armements ».

Ajoutant encore que « le ministère de la Défense nationale avait offert une récompense de 100 millions de $ taïwanais à quiconque permettrait d’élucider l’affaire Lafayette ». La rédaction de Taiwan News de préciser alors qu’à ce jour, « personne ne s’était avancé pour produire de preuves en dépit de l’assurance donné par le gouvernement de garantir la sécurité des informateurs et d’accorder l’amnistie à quiconque consentirait à témoigner matériellement des faits. »

Ah, bon ?

Voici un blog pour en savoir plus "Clearstream & Frégates : The French Corruption" en hommage au défunt juge Thierry Jean-Pierre devenu avocat et écrivain.

Merci de votre attention.

殺懷疾 !


P.S.: Ce blog ne prend fait et cause pour aucune des parties en présence ni dans la crise politique taiwanaise ni dans les questions relatives aux rapports parfois tendus entre les Deux Rives. Le seul parti à prendre est celui de la vérité ! Mais comme celle-ci est violée en permanence comme une jeune vierge au coin d'un bois...
Ne resterait-il donc alors que le parti d'en rire ?

Info Taiwan : Olympiades 2008, Pékin bonnes pâtes avec Taipei !


Mon oeil pourtant sagace était passé à côté.

Le jeudi 14 septembre sur Taipei Soir, "chaude" nouvelle : "La Chine a choisi la filiale chinoise de l'entreprise taiwanaise Uni-President Enterprises Corp. , l'une des plus importantes de l'industrie agroalimentaire taiwanaise pour être la marque de nouilles "officielle" des Jeux Olympiques de Pékin en 2008. President Enterprises (China) Investment Co.Ltd a été ainsi nommée par le Comité organisateur de Pékin selon le site Internet officiel: http://www.beijing2008.com.

«President Enterprises est une marque chinoise renommée pour les nouilles. Nous accueillons cette entreprise avec joie au sein des sponsorts pour les JO de Pékin...» a déclaré Wang Wai, le vice-président exécutif et secrétaire-général du comité. Voir la dépêche sur le Financial Times en ligne en date du 13/09. Le même jour dans le Shanghai Daily.

Face à des incidents techniques, le site de Taipei Soir est en réfection jusqu'au 2/10. Les rieurs sous cape prétendent que le personnel du groupe de presse a été réquisitionné pour aller faire les nouilles en se dépêchant de compléter le stock avant la déclaration d'indépendance et le débarquement imminent des envahisseurs continentaux !

1.000 pêcheurs continentaux se font la belle à Formose !

Cela se passe dans le comté de Yilan. C'est dans The China Post.Un port de pêche, Suao, là, la police vient de dénicher un trafic portant sur quelque 2.000 pêcheurs venus illégalement du Continent grâce à de faux papiers. 5 personnes viennent d'être arrêtées. La Justice enquête. En effet, 1.000 de ses pescadous ont disparu dans la nature et nul ne sait où. Peut-être fabriquent-ils des nouilles pour les Olympiades 2008 eux aussi ? Des mauvaises langues maugréent que, parmi ces fuyards, il pourrait y avoir des agents continentaux inflitrés sur l'île ... Allons ! Allons !

Rallye "Rouge" autour de l'île.

Shuh Ming-teh et ses Rouges de la campagne anti-Chen, anti-corruption, partent en vadrouille faire le tour de l'île à la fin de la semaine pour huit jours d'un activisme placé sous l'égide du pacifisme. Toujours dans The China Post.

Le Président Vert et la Constitution insulaire: Du nouveau ?

Selon The Central News Agency, samedi, le président Chen Shui-bian se prononcera sur la réforme de la Constitution, alors que, déjà, Pékin a hurlé qu'il n'était pas question de modifier quoi que ce soit au statut territorial de l'île qui, à ses yeux, est "partie intégrante de la mère patrie". A cet égard, Tom Casey, porte-parole de l'assemblée américaine, a fait savoir que les Etats-Unis ne voulaient pas de "l'indépendance de Taiwan" (tout en restant le principal fournisseur d'armements de la jeune démocratie asiatique, bien entendu, murmurent certains). Pour rassurer les éternels inquiets, un haut responsable taiwanais des relations avec le Continent vient d'affirmer à des visiteurs australiens qu'il n'était pas question pour l'île de changer le statu quo.

Alors quelle issue pour la crise ? Les deux principaux partis politiques insulaires le DPP au pouvoir (les Verts) et le KMT dans l'opposition (les Bleus vêtus de rouge), ont décidé de se rencontrer pour tenter de sortir de l'impasse, mais, le 28/09, les contacts préliminaires ne s'avéraient guère fructueux : consensus, niet ! D'ailleurs, le DPP prévoit, ce jour, un rassemblement de 300.000 militants dans son fief sudiste de Kaohsiung, deuxième ville du pays, sur le thème "Levez-vous pour Taiwan". A voir tout cela sur Taiwan News

Or, CCTV-F (en français) réagit "Les Etats-Unis ont averti Taïwan". C'est la première ligne de la première page sur Google Actualités à la rubrique Taiwan, ce 28/09.

La même CCTV-F, à la deuxième ligne, clame "Le projet de "réforme constitutionnelle" du dirigeant taïwanais, Chen Shui-bian, est une tentative indépendantiste qui ne peut être tolérée ! C'est ce qu'a déclaré mercredi à Beijing Li Weiyi, porte-parole du bureau des Affaires de Taïwan du Conseil des Affaires d'Etat."

Aîe ! Aïe !

Toujours sur Google Actualités (Google.fr) à la rubrique Taiwan, Radio Chine internationale, en troisième ligne des titres est présente avec 4 articles sur le thème de la "réunification" et de la coopération médicale, agricole (et autre) entre les Deux Rives.

En quatrième position, CCTV-F est de nouveau présent, avec un papier évocateur "poursuite des manifestations contre Chen Shui-bian" en date du 25/09.

Le communiqué de Categorynet.com sur Info Taiwan (25/09) arrive désormais en sixième position, après avoir entamé la semaine à la troisième place. Aucune raison d'en rougir ...si je puis m'exprimer ainsi !

En effet, qu'on se le dise, le lundi 25/09 sur Google.fr à la rubrique Taiwan, Info Taiwan arrivait en troisième position dans le listage des nouvelles grâce au communiqué de presse relayé par categorynet.com. Merci Categorynet.com !

Ce même lundi l'édition française du Quotidien du Peuple annonçait fièrement que la Chine conduisait le développement de l'Internet du futur et allait dominer ce secteur à l'avenir :

« La Chine mène le développement de la prochaine génération d'Internet
La Chine a avec succès établi le coeur du réseau de la prochaine génération de son Internet [le CNGI-CERNET2/6IX], menant le monde dans le développant du plus grand, du plus rapidement et du plus sûr réseau Internet qui dominera le futur. »

Parallèlement, CCTV.F, la télévision chinoise francophone, donne le chiffre hallucinant de 128 millions d'Internautes au pays de Confucius et de 800 millions d'utilisateurs de téléphonie. La Chine se place deuxième, derrière les Etats-Unis, pour l'utilisation de l'Internet. Et il n'y a aucun risque à parier que, dans les années qui viennent, elle occupera une toute première place qu'elle ne lâchera plus jamais à moins d'une catastrophe ou d'un sursaut de l'Inde.

Quand on sait qu'au plan de la technologique informatique, des semi-conducteurs et autres logiciels ou systèmes de pointe, l'essentiel vient de Taiwan même fabriqué en Chine - "Made in China by Taiwan", comme l'on dit -, on réalise que le léger différend qui provoque certains froissements de missiles et autres entre les Deux Rives, recouvre des enjeux capitaux ; car, à terme, le chinois va devenir la première langue sur le réseau mondial Web-Internet en termes de productions, d'échanges et de nombre d'utilisateurs. Et la Chine, leadeur de l'information et de la société du XXIè s. qui repose sur l'information.

Merci de votre attention.

殺懷疾 !


PS: Info Taiwan tient plus que jamais à respecter une stricte neutralité vis-à-vis les parties en présence d'un côté comme de l'autre du "Détroit". En souhaitant à chacun comme à tous, santé, bonheur, prospérité.

L'illustration en haut à droite est redevable au pinceau d'un certain ... Shih Ming-teh ! Comme quoi le bougre cache bien son jeu. Mais bon il s'agit d'une simple homonymie.

Monday, September 25, 2006

Info Taiwan : Corruption Sans Frontières


"Avaler la cigüe pour étancher sa soif".

D'après la Central News Agency à Taipei, le meneur de l'actuelle campagne anti-corruption a prévenu ce lundi 25 septembre 2006 le président Chen Shui-bian que, si, pour résister à la pression croissante en faveur de sa démission, il déclarait, par un acte désespéré, l'indépendance de Taiwan, cela reviendrait à "avaler la cigüe pour étancher sa soif"

Ce même lundi 25 septembre 2006, Taiwan Info fait savoir dans ses colonnes qu'il n'y avait aucun "lien entre les organisateurs" de la campagne anti-Chen et les "autorités chinoises". Du moins, selon l'Office de la Sécurité nationale dans l'île de 23 millions d'âmes située à deux ou trois encablures de la Grande Chine.

D'ailleurs, ajoute Taiwan Info, "Un haut responsable du bureau du Renseignement militaire" précise " qu’il n’y avait eu aucune indication d’un redéploiement des armées chinoises depuis le début des manifestations". De son côté, le vice-ministre de la Défense taïwanais estime "peu probable que Pékin prenne le risque de déclencher des réactions en chaîne de la part des Etats-Unis et du Japon en effectuant des mouvements de troupe en ce moment."

Aucune raison donc de s'inquiéter.

Pour l'heure Chen Shui-bian, si l'on en croit Taiwan News, se fait l'apôtre d'une modification de la Constitution. Faut-il que l'île soit gouvernée par un système présidentiel où le chef de l'Etat ait les pleins pouvoirs ou bien par un Cabinet ministériel élargi dont le Premier serait nommé par le chef de la majorité au Parlement, auquel cas l'élection du chef de l'Etat au suffrage universel ne s'imposerait plus ?

Controverse. Que dire de la manière dont le territoire national est défini dans la Constitution? Que faut-il inclure dans ce territoire dit national? Et c'est là que le bas blesse vis-à-vis certains. Car, Chen Shui-bian est le "président" d'une "République de Chine" dont le dit territoire peut, ponctue-t-il dans sa réflexion, se référer au territoire de la Dynastie Qing voire de la Dynastie Tang (VIIe s.) ou encore celui de la Mongolie voire la République populaire de Chine "ces deux dernières étant des pays indépendants et membres des Nations unies dépourvues de toute souveraineté débordant sur Taiwan".

Nulle imagination extraordinaire est nécessaire pour voir, de l'autre côté du détroit, se dresser des cheveux sur la tête, des yeux s'écarquiller et s'exorbiter, une intense fumée noire sourdre en même temps des naseaux et des oreilles dans un concert d'étranglements rocailleux.

Diplomatiquement parlant, le bouchon est loin poussé, sachant que Chen Shui-bian affirmait, hier, lors de ce séminaire de son parti, le DPP, qu'à son avis "Taiwan est notre pays et ne s'étend que sur 36.000 km2" ; conception, à ses yeux, "soutenue par une vaste majorité des 23 millions de citoyens de Taiwan". Définition territoriale qui n'inclut pas le République populaire de Chine ou la Mongolie si l'on prête foi au rédacteur de l'article rédigé en anglais. Et le président Chen de voir là un "enjeu majeur dans notre transition démocratique". Exit la République de Chine, welcome la République de Taiwan.

Du côté de Zhong Nan Hai, on mange son chapeau et on les entend furieusement mâcher d'ici.

C'était donc dans le Taiwan News en anglais d'aujourd'hui.

Maintenant sur le front de la lutte contre la corruption qui frappe l'indépendantiste Chen Shui-bian de plein fouet sans pour autant le déstabiliser apparemment, l'agence de presse continentale Xin Hua (Chine Nouvelle) annonce aujourd'hui toujours que, sur le Continent, "Chen Liangyu, secrétaire du Comité du Parti communiste chinois (PCC) pour la municipalité de Shanghai a été limogé à la suite du scandale de corruption qui a éclaboussé le fonds de pension. Chen a aussi été suspendu de ses fonctions de membre du Bureau politique du Comité central (CC) du Parti communiste chinois (PCC) et de membre du CC du PCC."

Alors que la semaine dernière, de l'autre côté du détroit, le maire de Keelung City, second port de l'île, écopait de 7 ans d'emprisonnement pour des faits relevant d'une qualification pénale similaire. Juste après une autre figure politique insulaire était impliquée dans un autre scandale et elle aussi démise de son parti.

Et, dit-on, les hommes d'affaires insulaires investissent massivement dans la région de Shanghai voire y délocalisent leurs entreprises non sans faire des mécontents dans la province dite « rebelle ».

En France, Pierre Bédier, ancien secrétaire d'Etat, et maire lui aussi, est, apprenons-nous le même jour, jugé avec ses acolytes dans une affaire qui n'a rien à envier aux affaires de ses collègues du "Continent" et de "l'île" même à 10.000 km de distance. Mais chacun se doute que la corruption n'a pas d'odeur tout comme l'argent qui la provoque et qu'à l'époque de la mondialisation elle est par vocation sans frontières.

Sur ce, on ne sait toujours pas si les Taïwanais ont finalement récupéré les 520 millions de $ des rétrocommissions des Frégates Lafayette que le 5 septembre 2006, par commission rogatoire internationale, leurs autorités tentaient d'extirper d'un compte où, en Suisse, la rondelette somme avait été gelée depuis quelques années suite au scandale des scandales dont, se dit-il, serait éclaboussée l'élite politique et affairiste française.

Mais, bon, faut-il vraiment croire ces bien mauvaises langues sur parole, n’est-ce pas ?

Merci de votre attention.

殺懷疾 !


PS: Comme vous le savez votre bon vieux Prof. SHA s'abstient de toute prise de position politique ou opinion en faveur des uns ou des autres en souhaitant santé, prospérité et bonheur à chacun comme à tous.

La Central News Agency propose une liste d'articles en anglais sur le brûlant sujet de la campagne anti-Chen. Il suffit de cliquer sur le lien pour y avoir accès. Autres sources : The Liberty Times, Radio Taiwan International, BCC, MacroView TV, TVBS sur The United Daily News 联合新闻网 avec accès aux actualités en direct (mais en chinois...).

Sunday, September 24, 2006

Info Taiwan: Is corruption "made in Taiwan" or "made in France" ?


La vague contre la corruption à Taiwan et le scandale des Frégates Lafayette.


Samedi 23/09/2006, Philippe Brunet-Lecomte sur son blogue de « Lyon Mag » revient l’affaire «Clearstream» où la fine fleur de la politique et des affaires s’est trouvé mouillée dans un vaste réseau de corruption qui, bien entendu, on s’en doute, n’était qu’une sordide invention d’esprits mal tournés. Si mal tournés qu'un ponte de la banque vient d'être à son tour épinglé comme le relate le même Lyon Mag dans un précédent numéro.

Après avoir épluché les 200 pages de « Règlements de comptes à l’Elysée », redevables à deux investigateurs de l’Express, Philippe Brunet Lecomte met les pieds dans le plat : « … en arrière-plan un énorme scandale jamais élucidé : la vente des fameuses frégates françaises à Taiwan pour 16 milliards. Dont 3 milliards de commission ou plus exactement de “rétro-commissions”, parce que cet argent est revenu en France, sans doute dans la caisse des partis politiques. »

Doux Jésus, nous y revoilà ! Le rapport entre la France et Taiwan, c’est l’affaire des Frégates Lafayette, avec à la clef l’Opération Bravo et Christine Deviers-Joncours en Matahari à la solde d’Alfred Sirven à l’époque chez ELF (voir plus bas Info Taiwan : Chen mis à bas par Shih?).

Qu'en dire ? Sinon que « …surtout une question reste en suspens : qui a empoché les 3 milliards de Taiwan ? » comme le conclut avec force à-propos le collègue blogueur.

Or, notre ami de plume oublie (ou ne sait pas) que Taiwan vient justement de réclamer les « milliards » en question sous forme de 520 millions de $ gelés sur un compte en Suisse. Le 5 septembre la commission rogatoire internationale était dûment remise entre les mains des magistrats helvètes. Le 8 « Matinternet », au Canada, annonçait la nouvelle en français, nouvelle confirmée le lendemain par « Romandie News ». Le 9, en chinois, commençait le « siège » du Palais présidentiel à Taiwan pour exiger la démission du président accusé de … corruption !

Seigneur ! Il ne ferait point bon de gloser sur tout cela dans notre bonne presse, alors que, coïncidence, on apprend le 23 septembre qu’une grosse banque russe vient de prendre une participation dans le groupe EADS. D’ailleurs, à Compiègne, Vladimir Poutine, qui passait par là, a tenu à rassurer Jacques Chirac, les banquiers russes n’ont pas l’intention d’influer en quoi que ce soit sur la marche du consortium européen leadeur sur le marché mondial de l’aviation commerciale avec le géant américain Boeing.

Et dire, qu’à l’origine de l’affaire « Clearstream », prétendue lessive luxembourgeoise aux mains de nos partenaires allemands, gisait une information sensible selon laquelle un vaste réseau de corruption aurait été actif dans le « blanchiment » de certaines « rétro-commissions » de la « Taiwan Connection » pour reprendre le titre de l’ouvrage du défunt juge Thierry Jean-Pierre au sujet de ce scandale des scandales.

Ce qui est captivant, c’est qu’à l’origine donc, toute l’affaire dite « Clearstream » partant du Consortium EADS à Toulouse, fut évoquée l’implication d’une filière de la mafia russe …. Allons ! Allons !

Et au moment où Taiwan exige de récupérer les 520 millions de $ de rétro-commissions en Suisse, on apprend qu’une banque russe a fait main basse sur une partie du consortium aéronautique et aérospatial européen dont un vice-président, Jean-Louis Gergorin, était le méchant « corbeau » d'une bien sordide manipulation.

Il n’y a pas si longtemps de cela, certaines langues de vipère allèrent jusqu’à accuser l'honnête chambre de compensation bancaire « Clearstream » d’accueillir en le sein de ses coffres un colossal trésor de guerre laissé là par quelques potentats de cercles politico-affairistes … russes.

C'est une manie ou quoi, j'en ai le tourni.

Chacun sait que la mafia russe est une pure invention de l’esprit tout comme la mafia ukrainienne dont des anciennes huiles du KGB reconvertis dans le négoce des armements depuis le Khazaksthan (et autres) vers les théâtres d’intervention conflictuels un peu partout autour de la planète, ont donné bien du fil à retordre aux enquêteurs de l’Interpol, Victor Bout et Léonid Minine pour ne pas les nommer.

Comme quoi le monde est petit, surtout lors du mini-sommet de Compiègne, ce samedi 23/09/2006, où l’Allemande Angela Merkel pouvait espérer un nouveau baisemain du Français Jacques Chirac sous l’œil attendri du Russe Vladimir Poutine, mais œil néanmoins rivé sur une prise de participation avec éventuelle minorité de blocage dans le consortium franco-allemand EADS.

Elle est pas belle la vie !

殺懷疾 !

2006/09/24 à 20:00 heure locale.

Voici les traces de l'info du 08/09/2006 sur le rappel de Taiwan auprès des autorités helvètes des 520 millions $ de l'affaire des Frégates Lafayette, le scandale des scandales de la corruption organisée étatique et conduite sous la houlette des plus hautes autorités françaises tant dans l'administration que le monde des affaires.

En anglais le 08/09 Swissinfo, Defense Industry Daily, The China Post, The Bangkok Post, The Taipei Times, le 10/09

En prime "France Fin de régime" aussi en anglais chez Bloomberg.

Mais en français à part "Matinternet" au Canada et Romandie News en Suisse, j'ai bien du mal à trouver. Même en anglais d'ailleurs cela n'a pas été facile ! Si ça se trouve JFK a publié un papier sur le sujet dans "Marianne" mais il n'est pas accessible en ligne, allez savoir ! A moins que dans l'Express ou le Nouvel Obs une brève cachée sous une pile de dépêches ....

Info Taiwan : Verts & Rouges, la paire d'impairs passe et manque.... ?

Selon The China Post, un député du DPP accusait hier un des députés à la tête de la campagne anti-Chen de s’être rendu en Chine le 20/09 via Macao pour y quérir des instructions auprès d’huiles haut placées du gouvernement chinois quant à la marche à suivre pour l’avenir. L’acolyte de l’activiste Shih Ming-teh prétexta de sa participation à une conférence pour la promotion de la culture asiatique dont il était partie prenante sur le Continent. Président du New Aspect Art Center, ce député de l’opposition se rend souvent, dit-on, de l’autre côté du détroit pour ses activités culturelles.

Qui irait voir là de quoi fouetter un chat, n’est-ce pas ?

Toujours selon The China Post, le maire de Taipei et leadeur de l'opposition à la tête du parti nationaliste (KMT) soutient l'idée d'un référendum anti-corruption dans le cadre de la campagne actuelle. On s'affaire donc à l'Assemblée nationale (Yuan législatif) dans les rangs des députés KMT, une motion est sous le boisseau ...

De son côté Taiwan News rappelle, grâce à une dépêche de l'AFP citant l'United Daily News, que les juges doivent à nouveau entendre le président Chen Shui-bian sur les allégations de corruption qui l'éclaboussent. La date et le lieu ne sont pas encore fixés.

The Sun Daily News, quant à lui, consacre un dossier spécial à toute l'affaire et ses rebondissements. Mais là c'est en chinois et sincèrement je ne peux pas tout lire à la fois !

Bon tout cela pour dire, en résumé, que la politique c'est comme la roulette. Faîtes vos jeux, Mesdames, Messieurs, et qui misera-t-il sur le bon numéro ? Mais comme la roulette peut être russe à l'occasion, mieux vaut ne pas commettre d'....impair !!!

Merci de votre attention.

殺懷疾 !

2006/09/24. Heure locale : 16:30.

La Central News Agency propose une liste d'articles en anglais sur le brûlant sujet de la campagne anti-Chen. Il suffit de cliquer sur le lien pour y avoir accès. Autres sources : The Liberty Times, Radio Taiwan International, BCC, MacroView TV, TVBS sur The United Daily News 联合新闻网 avec accès aux actualités en direct (mai sen chinois...).

Saturday, September 23, 2006

Info Taiwan: L'île face à l'étripage ethnique














Le “Communautarisme” menace-t-il Formose ?

Ce samedi 23/09 lors d’une séance de poignées de mains dans le comté de Taipei, Chen Shuibian, soucieux de conserver le moral de ses troupes, alias le Camp des Verts, a été néanmoins copieusement conspué par le camp opposé, les Rouges de la campagne anti-corruption qui le suivaient à la trace.

Sur le boulevard Ketalagan face au Palais présidentiel, la marée des Rouges scandent sans cesser des refrains exigeant la démission immédiate de l’homme politique voué aux gémonies par une majeure partie de l’opinion publique. Du moins, c’est ce que portent à croire les images diffusées par la chaîne câblée TVBS-N dont le succès populaire n’est, dit-on, plus à vanter.

Ce même samedi 23/09, une autre chaîne du groupe TVBS montrait en gros plan l’activiste Shih Ming-teh en chemise rouge et la larme à l’œil. Un opposant « Vert », donc pro-Chen, pro-indépendantiste, pro-taïwanais, venait de le traiter de « porc chinois » pour la seconde fois de la journée.

Sur un autre canal, on s’émeut de l’agression dont a été victime une militante anti-Chen aspergée d’acide chlorydrique au moment où elle montait abord de sa voiture … rouge après avoir participé à la manifestation assises puis pris tranquillement son diner en ville à Taichung !

« Harmonie ethnique et lutte contre la corruption », une manifestation en faveur de l’entente cordiale entre les communautés ethniques est prévue pour le 30/09 par peur d’un dérapage incontrôlé de la campagne anti-Chen vers un affrontement entre « Chinois », les « Rouges », anti-Chen, soutenus par la coalition des « Bleus » du KMT, unionistes favorables à la démission de l’actuel président, d’un côté, et, de l’autre, « Taïwanais », les « Verts », pro-Chen, favorables au maintien du président dans ses fonctions, soutenus par le DPP, fervents indépendantistes désireux de voir l’île intégrer le concert des nations sous la nouvelle appellation de République de Taiwan.

Merci de votre attention.

殺懷疾 !

le 23/09/2006 à 20:22 heure locale de Paris.

Post-scriptum : Sur la photo, la cloche de la paix sur laquelle les partisans de la campagne anti-Chen sont invités à frapper à Tai Chung dans le centre de l'île.

Info, Presse & Médias Taiwan: TVBS-N en ligne sur yam.com, MacTV, Taipei Times, Taiwan News, China Post, Central News Agency

Reportage photo dans le Mingpao & sur InfoTaiwan .

Info, Presse & Médias :聯合新聞網, 世界新聞網, 星州日報, 新聞中心, 東森新聞報, 自立晚報, + InfoTaiwan .

Info Taiwan : Le maire Keelung condamné à 7 ans.


Corruption ! Le maire de Keelung City condamné à 7 ans d'emprisonnement pour des faits de corruption. Exclu du KMT, le principal parti d'opposition formosan, l'élu a fait appel de sa condamnation et estime qu'il sera finalement blanchi.

Sur la photo, un "Vert" du DPP, Pro-Chen, exige la démission de l'édile de Keelung (Hsuh Tsai-lee) au cours d'une manifestation devant l'hôtel de ville.

Taipei Soir, en français, s'attarde le 22/09 sur les déclarations, mercredi à l'AG de l'ONU, des Président du San Salvador et du Paraguay, ainsi que du vice-président de la République de Kiribati en faveur de "la reconnaissance du droit du peuple de Taiwan à siéger au Nations Unies".

A la mi-août, le même Taipei Soir (16/08/2006) titrait que "près de 79% des personnes interrogées tout autour de l'île" étaient d'avis qu'il était une bonne chose que l'île tente d'entrer aux Nations Unies sous le nom de "Taiwan". Le sondage publié attribué à Focus Survey Research, avait été effectué les 10 et 11 août précédents sur un échantillon de 1 072 adultes (avec une marge d'erreur de ±2,99%) l'organe de presse précisait-il.

Selon le Taipei Times (en anglais) le 23/09, en raison des violences survenues durant les deux premiers jours, le Conseil municipal de Tainan a supprimé l'autorisation accordée aux partisans anti-Chen pour la manifestation prévue ces deux prochains jours.

The China Post (en anglais), nous apprend aujourd'hui que le maire de la ville de Keelung vient d'être exclu du KMT suite à une condamnation pour corruption. Les militants du DPP de se réunir devant le siège de l'administration locale pour exiger la démission de l'élu censément corrompu.

Par ailleurs, toujours selon The China Post, si les manifestations anti-Chen ont été interdites à Tainan, des milliers de protestataires prévoient de faire entendre leur voix ce soir à Taichung.

The Central News Agency (en anglais) insiste de son côté sur la volonté exprimée par le Premier ministre Su Tseng-chang d'engager le dialogue avec les fortes têtes de l'opposition désireuses d'obtenir la démission de l'actuel président formosan par leur campagne "un million de voix contre la corruption". Geste d'apaisement suite à l'appel au clame du président Chen la veille que relatait Taipei Soir (en français) dans ses colonnes.

Quant à la presse en langue chinoise, si l'on en croit les résultats obtenus sur Google Taiwan, la condamnation du maire de Keelung à 7 ans de prison pour corruption fait l'unanimité. A Hong Kong, le Wenweipo titre sur la manifestation de 200 étudiants le 21/09 à Taipei qui, face au palais présidentiel sur le boulevard Ketalagan, se mirent à genoux pour prier Chen Shuibian de quitter ses fonctions. Le Mingpao fait de même en rappelant que cette prière a durée 921 minutes en commémoration du tremblement de terre d'un certain 21/09 qui endeuilla l'île par le passé il ya 7 ans de cela.

Il y a pléthore de commentaires dans la presse hongkongaise qu'il serait peut-être intéressant que nos éminents sinologues épluchassent ! Rien de bien excitant dans la presse francophone apparemment. "Time" et "Newsweek" ne s'excitent pas non plus. Comme on dit chez la perfide Albion "Wait & See" !

Merci de votre attention.

殺懷疾 !

23/09/2006 à 9:44 heure locale.

Info, Presse & Médias Taiwan: Première chaîne câblée formosane TVBS-N en ligne sur yam.com, MacTV, Taipei Times, Taiwan News, China Post, Central News Agency

Reportage photo dans le Mingpao & sur InfoTaiwan .

Info, Presse & Médias :聯合新聞網, 世界新聞網, 星州日報, 新聞中心, 東森新聞報, 自立晚報, The Voice of Taiwan + vingt liens InfoTaiwan .